Les mobiles Android doivent se méfier des madwares

Symantec avait prédit qu’en 2013, la publicité sur mobile ou « madware » serait une source de nuisance, capable de perturber l’expérience de l’utilisateur et de mettre à la portée de pirates ses coordonnées postales et GPS, ainsi que des éléments d’identification de son terminal… Il ne faudra même pas attendre l’année prochaine : alors même que l’année touche à son terme, Symantec vient de détecter et identifier un nouveau robot générateur de spams SMS surnommé « Android.Pikspam », ciblant en particulier les terminaux sous Android.

L’attaque perpétrée par ce robot consiste à envoyer des SMS publicitaires promouvant des versions gratuites de jeux mobiles à succès, mais également de fausses alertes vous informant que vous venez de remporter un prix. Les victimes ne se doutant de rien, qui reçoivent et suivent les liens inclus dans ces messages, téléchargeront en réalité une application contenant un « Cheval de Troie » (ou Trojan), à partir d’un site web tierce frauduleux. Le processus d’infection est relativement simple, ce qui en fait une menace particulièrement dangereuse : la victime doit « simplement » cliquer sur une icône (comme celle présentée ci-dessous). L’installation du « Cheval de Troie » se fait alors à l’insu de l’utilisateur et toute trace de sa présence est effacée parallèlement à l’installation de l’application. Les victimes ne pensent alors avoir installé que l’application promue, croyant que l’opération s’est déroulée en toute sécurité. Une fois actif, le Trojan Android.Pikspam utilisera le terminal infecté pour se connecter en continue à un serveur « command-and-control » (C&C) qui récupérera et diffusera des SMS à une nouvelle liste de contacts.

Description: http://www.symantec.com/connect/imagebrowser/view/image/2620681/_original
Trojanized app icon

– Plus d’information sur Android Pikspam et sur les spams transmis par SMS.

Mis à part le madware, nous nous attendons à voir les maliciels sur mobile copier des menaces déjà existantes, comme le vol des informations du terminal. Par exemple, à l’ère des modems, des menaces composaient 900 numéros appartenant à des hackers. Aujourd’hui, les maliciels sur mobile envoient des messages SMS Premium sur des comptes dont les attaquants peuvent tirer bénéfice.

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