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Ce qu’il faut savoir sur l’APT Crouching Yeti

Kaspersky Lab met au jour l’infrastructure de l’APT Crouching Yeti, connue pour avoir attaqué des entreprises industrielles

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L’éditeur a mis au jour l’infrastructure utilisée par le groupe russophone derrière la menace persistante avancée (APT) Crouching Yeti (également connue sous le nom d’Energetic Bear), qui comprend des serveurs compromis partout dans le monde.

Selon le rapport, de nombreux serveurs dans différents pays ont été touchés en 2016, parfois dans le but d’accéder à d’autres ressources. D’autres, y compris des serveurs hébergeant des sites russes ont été utilisés comme « watering holes ».

Crouching Yeti est un groupe APT russophone que Kaspersky Lab surveille depuis 2010. Il est surtout connu pour cibler des organisations du secteur industriel aux quatre coins du monde. Ses cibles prioritaires sont les infrastructures énergétiques et le groupe cherche avant tout à voler des informations précieuses sur les systèmes de ses victimes. L’une des techniques largement utilisées par Crouching Yeti est celle du « watering hole » : les attaquants placent sur des sites web légitimes un lien qui redirige les visiteurs vers un serveur malveillant.

Kaspersky Lab a récemment découvert un certain nombre de serveurs compromis par le groupe. Ils appartiennent à différentes organisations n’opérant pas toutes dans le secteur industriel et situées en Russie, aux Etats-Unis, en Turquie et en Europe. Selon les chercheurs, ces serveurs ont été touchés en 2016 et 2017, pour des raisons différentes. C’est pourquoi, au-delà des attaques par « watering hole », ils ont parfois servi d’intermédiaires pour conduire des attaques contre d’autres ressources.

En analysant les serveurs infectés, les chercheurs ont découvert de nombreux sites web et serveurs utilisés par des organisations en Russie, aux Etats-Unis, en Europe, en Asie et en Amérique Latine. Ils avaient été scannés par les attaquants à l’aide d’outils variés, peut-être dans le but de trouver un serveur qui pourrait être utilisé comme point d’ancrage pour héberger les outils des criminels et ainsi développer une attaque. Certains des sites scannés ont pu être considérés comme de possibles candidats pour servir de sites-appâts dans le cadre d’attaques par « waterhole ». Les profils des sites et serveurs qui ont attiré l’attention des criminels sont très variés. Les chercheurs de Kaspersky Lab ont découvert que les attaquants avaient scanné des nombreux types de sites web différents, y compris des boutiques et des services en ligne, des organismes publics, des ONGs, des usines, etc.

D’autre part, les experts ont constaté que le groupe utilisait des outils malveillants disponibles publiquement et créés pour analyser des serveurs, chercher ou collecter des informations. En plus, un fichier sshd modifié avec une backdoor préinstallée a été découvert. Il a été utilisé pour remplacer le fichier d’origine et pouvait être autorisé avec un mot-de-passe maître.

Consultez le rapport complet pour en savoir plus sur cette page.

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