CISA alerte sur des failles critiques dans Linux et Android : correctifs urgents à installer

L’Agence américaine de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) a ajouté deux vulnérabilités majeures affectant le noyau Linux et le système Android à son catalogue des failles exploitées connues. Leur exploitation active dans des attaques ciblées impose aux administrateurs et aux entreprises de réagir rapidement, comme l’a précisé l’avis publié le 4 septembre. Explications.

La première vulnérabilité, référencée CVE-2025-38352, concerne une condition de concurrence de type Time-of-Check Time-of-Use au sein du minuteur CPU POSIX du noyau Linux. Selon Cybersecurity News, une exploitation réussie peut provoquer une déstabilisation du système et permettre une élévation de privilèges sans qu’aucune action de l’utilisateur ne soit nécessaire. Cette faille touche un large éventail de systèmes, des serveurs aux infrastructures cloud en passant par les appareils Android et objets connectés. Des distributions comme Red Hat, Ubuntu (Canonical) et SUSE ont déjà diffusé des correctifs, mais des chercheurs indiquent que la faille a été exploitée dans des campagnes de logiciels espions visant des appareils Android vulnérables.

La seconde vulnérabilité, CVE-2025-48543, affecte directement le runtime Android. D’après Heise Online, elle permet de contourner la sandbox Chrome, d’attaquer le processus system_server et d’obtenir une élévation de privilèges locale. Avec un score CVSS de 8,8, cette faille critique concerne les versions Android 13, 14, 15 et 16 et ne nécessite aucune interaction de l’utilisateur. Google a publié un correctif dans le cadre de la mise à jour de sécurité de septembre 2025.

Conformément à sa directive 22-01, la CISA impose aux agences fédérales américaines de corriger ces vulnérabilités avant le 25 septembre 2025, tout en recommandant à l’ensemble des organisations de déployer sans délai les mises à jour disponibles. Comme le rappelle OpenText Cybersecurity, l’exploitation de ces failles illustre la difficulté à détecter des flux chiffrés ou apparemment légitimes : seul le correctif réduit réellement le risque. Ces vulnérabilités rappellent que Linux et Android, omniprésents dans les serveurs, smartphones et objets connectés, constituent des cibles privilégiées pour les attaquants, aujourd’hui encore.

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