Graphique promotionnel officiel d'AlmaLinux divisé en deux panneaux verticaux. Le panneau gauche affiche le numéro de version "9.8" en gros caractères blancs sur un fond de vagues abstraites orange, saumon et turquoise. Le panneau droit affiche le numéro "10.2" sur un fond de lignes dynamiques aux teintes violettes et bleues. Le logo officiel coloré et la mention AlmaLinux sont présents au bas de chaque section.

Gifle magistrale à Red Hat : AlmaLinux accomplit l’impossible avec une double sortie historique !

Red Hat pensait avoir mis à genoux l’écosystème des distributions alternatives en restreignant l’accès au code source de sa RHEL (Red Hat Enterprise Linux) ? La communauté open source vient de lui infliger une formidable leçon d’ingénierie et d’indépendance. :  AlmaLinux propose non pas une, mais deux versions simultanées. Et toc !

Rompant avec toutes les habitudes du secteur, la fondation AlmaLinux a créé un précédent historique en publiant simultanément deux versions stables majeures le même jour : AlmaLinux 9.8 (baptisée « Olive Jaguar ») et AlmaLinux 10.2 (baptisée « Lavender Lion »).

Un coup de maître inédit qui prouve que le clone a définitivement dépassé le maître en matière d’agilité.

Une infrastructure de guerre pour briser le monopole d’amont

Livrer deux trains de versions parallèles et stables sans le moindre jour de décalage est une performance qu’aucun acteur de l’écosystème d’entreprise n’avait osé tenter jusqu’ici. Cet exploit est le résultat direct d’une refonte massive des pipelines d’automatisation et d’assurance qualité menée par la fondation. L’utilisateur n’a plus à choisir entre la continuité d’un cycle éprouvé et la bascule vers la modernité : tout est disponible instantanément sur la plateforme pour télécharger AlmaLinux 9.8 et 10.2.

La version de pointe, AlmaLinux 10.2, s’appuie sur un noyau Linux 6.12.0 blindé et propulse l’environnement GNOME 49, accompagné des briques de développement les plus récentes comme Python 3.14 et PHP 8.4. Pour achever de se moquer de l’orthodoxie imposée par Red Hat, cette version stable réintègre nativement le support des paquets userspace i686 (permettant de faire tourner de vieilles applications 32 bits en conteneur) et ressuscite une immense liste de pilotes matériels réseau et de stockage (Broadcom, Mellanox, QLogic) que la distribution d’amont avait délibérément choisi de désactiver pour forcer au renouvellement des parcs de serveurs.

L’indépendance insolente : corriger les bugs critiques avant Red Hat

La véritable déclaration d’indépendance d’AlmaLinux se joue toutefois sur le terrain du code pur. La version 9.8 intègre un correctif de noyau de haute importance pour stopper une surconsommation CPU abusive provoquée par systemd et ps lors du nettoyage des tâches. Ce correctif, développé et soumis par les ingénieurs d’AlmaLinux à CentOS Stream, a été paresseusement repoussé par Red Hat à la future version RHEL 9.9. Refusant de faire subir ce dysfonctionnement à ses utilisateurs, le comité d’ingénierie d’AlmaLinux (ALESCo) a voté son intégration immédiate, offrant aux administrateurs système un correctif crucial avec un trimestre d’avance sur la version officielle payante.

Comme le détaille le billet de blog officiel d’AlmaLinux, cette double sortie permet également de colmater en urgence une série de vulnérabilités critiques et ultra-médiatisées qui secouent le web, à l’image des failles Copy Fail, Dirty FRAG, Fragnesia, nginx Rift et SSH Keysign Pwn. En s’affranchissant du calendrier de sa distribution mère tout en garantissant une compatibilité irréprochable sur quatre architectures matérielles (x86_64, ARM64, PowerPC et IBM Z), AlmaLinux démontre qu’elle n’est plus un simple suiveur, mais bien le nouveau phare du Linux d’entreprise de confiance.

Retour en haut