Le titre d’AMD a progressé de près de 3 %, en fin de semaine dernière, après l’annonce d’un partenariat stratégique autour de nouvelles architectures de supercalcul quantique, un domaine émergent qui combine ordinateurs quantiques et calcul haute performance. Signe particulier : l’open source.
L’alliance entre AMD et IBM vise à créer des plateformes évolutives et open source, capables d’intégrer les ordinateurs quantiques développés par IBM avec les CPU, GPU et FPGA d’AMD. L’objectif est de « bâtir des flux de travail (workflows) hybrides quantiques-classiques, où chaque type de processeur traite la partie des problèmes complexes qui correspond le mieux à ses capacités », selon le communiqué officiel.
Les deux groupes prévoient une première démonstration avant la fin de l’année, en s’appuyant notamment sur l’écosystème Qiskit (proposé notamment par OVHCloud en France) pour favoriser le développement de nouveaux algorithmes. AMD pourrait jouer un rôle clé dans la correction d’erreurs en temps réel, un élément essentiel pour parvenir à des ordinateurs quantiques tolérants aux pannes.
Ce rapprochement confirme le poids croissant d’AMD dans les infrastructures critiques. L’entreprise alimente déjà Frontier au Oak Ridge National Laboratory et El Capitan au Lawrence Livermore National Laboratory, les deux supercalculateurs les plus rapides du monde selon la liste TOP500. Ses processeurs EPYC et ses accélérateurs Instinct sont devenus des références en matière de calcul haute performance et d’IA.
Avec IBM, AMD étend désormais son champ d’action vers le quantique, en suivant une approche ouverte et la collaboration communautaire.
