Console portable blanche Anbernic RG DS ouverte sur une table en bois clair devant un clavier d'ordinateur. L'écran supérieur affiche le logo bleu de RetroArch et l'écran inférieur présente les icônes de navigation des différents systèmes de jeux rétro comme la Nintendo DS, la Famicom et la Game Boy.

Anbernic RG DS : un système Linux officiel pour sauver la console portable double écran

Près de six mois après le lancement de la RG DS sous Android 14, le constructeur Anbernic tente enfin de corriger le tir. Face aux critiques répétées de la communauté concernant l’ergonomie logicielle de sa machine, la marque a publié, le week-end dernier, un système d’exploitation Linux officiel (v1.0).

Cette mise à jour logicielle majeure a été conçue sur mesure pour tirer parti des deux écrans IPS de 4 pouces de cette console portable à clapet.

L’interface : une véritable expérience de console rétro

Le principal point fort de ce nouveau système est la refonte esthétique complète de l’interface. Exit la configuration fastidieuse typée smartphone d’Android qui nuisait à l’immersion. L’OS Linux adopte un menu épuré qui place les collections de ROMs au centre de l’affichage.

Pour l’occasion, Anbernic introduit trois thèmes visuels exclusifs (DS Dark, DS Light et Classic Style). Les premiers tests publiés sur Reddit confirment que le thème clair apporte une finition soignée réussie, évoquant un mélange réussi entre les menus de la Nintendo DSi et de la Wii U. Au-delà du look, le micrologiciel apporte des fonctionnalités ergonomiques indispensables, comme le réglage indépendant de la luminosité pour chaque dalle, la permutation des affichages à la volée et un outil complet de test pour les boutons.

Le dual-boot : le génie de la carte microSD externe

La méthode d’installation retenue par le constructeur s’avère particulièrement ingénieuse et rassurante pour les utilisateurs. Ce système Linux ne vient pas écraser l’environnement Android 14 d’origine installé sur la mémoire interne de la console.

Pour en profiter, il suffit de se rendre sur la page de mise à jour en français d’Anbernic, de télécharger l’image système dédiée et de la flasher sur une carte microSD d’au moins 64 Go. Lorsque la carte est insérée dans le second emplacement, la console démarre automatiquement sous Linux. Si vous retirez la carte, l’appareil redémarre instantanément sur son système Android d’origine. Ce mécanisme de dual-boot transparent élimine tout risque de blocage ou de perte de données.

Émulation : des latences corrigées mais des performances en retrait

Sur le terrain du jeu pur, le bilan de ce micrologiciel officiel s’avère plus contrasté. Côté positif, cette mouture Linux élimine définitivement les problèmes de désynchronisation d’image entre l’écran supérieur et inférieur qui gâchaient l’expérience sur Android. La latence globale a été considérablement réduite, rendant les jeux de rythme exigeants enfin jouables.

Cependant, le processeur Rockchip RK3568 avoue ses faiblesses sur la partie logicielle d’Anbernic. L’émulateur DS (DraStic) peine à maintenir une fluidité parfaite dès que le mode 3D haute résolution est activé, provoquant des grésillements audio désagréables. Les testeurs signalent également plusieurs bugs de jeunesse, comme le volume sonore qui se règle au maximum après une sortie de veille ou la console qui refuse parfois de s’éteindre complètement, laissant sa LED d’alimentation allumée. Sur ce point, les systèmes alternatifs développés par la communauté, à l’image de Rocknix, conservent une nette longueur d’avance en matière d’optimisation pure.

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