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Build 2016 : l’ouverture, postulat de l’informatique du futur selon Microsoft

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En l’imposant parfois par la force, Microsoft annonce 270 millions d’appareils sous Windows 10. La progression serait deux fois supérieure à celle de Windows 7.

La première journée de Build 2016 met à l’honneur les chantiers que l’entreprise lance dans les douze prochains mois sur le front des systèmes, des services et des applications. Si l’orientation est plus grand public ce mercredi, il ne faut pas s’y méprendre. «C’est avant tout une conférence pour les développeurs», martèlent les intervenants tout au long des 2h15 de présentations.

La preuve? Applaudissements à l’annonce de l’arrivée de Bash, une console sur laquelle Microsoft a travaillé avec Canonical, l’éditeur d’Ubuntu. Les commandes Unix/Linux font donc leur apparition – impensable il y a quelques années encore ! Même eMacs est utilisé par les orateurs/développeurs sur scène.

Windows souhaite devenir le hub privilégié des développeurs : qu’ils travaillent pour Windows, Android ou iOS. Dans le domaine Linux, Canonical semble le partenaire privilégié.

Hololens est longtemps resté un rêve. Dès aujourd’hui, les développeurs peuvent recevoir un kit leur permettant de tester la technologie. Une application doit montrer la voie, Galaxy Explorer 6, dont le code sera entièrement publié via Github.

Cortana et Skype font l’objet d’une attention particulière. L’intelligence devient contextuelle et proactive. L’ensemble des applications Skype vont d’ailleurs bénéficier de bots.

L’année à venir est bien engagée pour l’éditeur, dans une longue évolution – qui démarre à peine, entend-on avec un mélange d’humilité et d’excitation malicieuse – où les ordinateurs ne sont plus simplement des écrans, mais une forme d’intelligence à nos côtés, sur une multitude de terminaux, avec ou sans écrans, au stylet ou au clavier, à la voix ou en réalité augmentée. Microsoft s’impose plusieurs principes dans ses déclarations : interaction humaine, confiance, respect et inclusion. Pour Satya Nadella, les développeurs ont «une responsabilité» à ce tournant historique de l’informatique personnelle.

Pas une seule fois le mot révolution n’a été utilisé. Le discours a très largement été marqué par l’ouverture, l’interopérabilité et l’absolue nécessité de séduire des développeurs concentrés sur Android et iOS. La place des femmes dans les présentations sur scène donne aux orateurs d’Apple dans pareil exercice un petit air de… «baby boomers». L’éditeur a compris dans quel environnement nous vivons et comment il peut y répondre. Les concessions y deviennent des opportunités. Le monde a bien changé depuis le «cancer Linux».

C.G.

// De notre correspondant à San Francisco

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