Cloudflare rejoint l’initiative open source Giga pour connecter les écoles au monde entier

Accélérer la connectivité des écoles dans le monde entier : tel est l’objectif de Giga, le projet lancé par l’UNICEF et l’ITU. En rejoignant cette initiative, Cloudflare met à disposition son réseau mondial et son outil de test de vitesse pour fournir des données en temps réel. L’enjeu : réduire la fracture numérique qui priverait encore des millions d’élèves d’un accès régulier à Internet.

La fracture numérique reste immense : selon l’UNICEF, près de la moitié des élèves dans le monde n’ont pas accès à Internet de façon quotidienne à l’école, et 1,3 milliard d’enfants ne disposent pas d’une connexion à domicile. Un frein majeur à l’éducation et à l’égalité des chances.

Pour y répondre, l’UNICEF et l’Union internationale des télécommunications (ITU) ont lancé Giga, une initiative mondiale qui cartographie les écoles et évalue leur niveau de connectivité. Son cœur technologique, Giga Maps, est une plateforme open source, ouverte aux gouvernements, ONG et entreprises pour identifier les besoins et définir des stratégies de déploiement adaptées.

Le week-end dernier, Cloudflare a annoncé rejoindre l’aventure. Son service de tests de vitesse sera désormais intégré à Giga Maps, avec jusqu’à 10 millions de mesures mensuelles réalisées directement dans les écoles. Latence, vitesse et accessibilité seront évaluées en temps réel, offrant aux décideurs des données exploitables pour planifier les investissements.

Ce partenariat illustre la force de l’open source pour le bien commun : plutôt que de s’appuyer sur des données propriétaires, Giga Maps construit une cartographie publique et transparente de la connectivité mondiale. Les États, notamment de l’Afrique subsaharienne à l’Asie du Sud, peuvent ainsi bâtir des politiques éducatives fondées sur des données partagées et fiables.

Pour Cloudflare, dont le réseau s’étend sur plus de 330 villes, cette collaboration est un rappel que la souveraineté numérique et l’inclusion passent « par des infrastructures ouvertes, où la technologie n’est pas un luxe, mais un droit ».

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