Revoici le Commodore 64 Ultimate : vous reprendrez bien un peu de Pitstop ?

Le Commodore 64 fait son retour avec sa première sortie matérielle officielle depuis plus de 30 ans. La nouvelle version, baptisée Commodore 64 Ultimate, n’est pas un simple émulateur. Il s’agit d’un véritable ordinateur recréé à partir d’un FPGA AMD Artix-7, conçu pour reproduire fidèlement la carte mère de l’ordinateur original sorti en 1982. Et la bonne nouvelle, c’est que cette renaissance s’inscrit dans une dynamique open source-friendly, à la croisée du rétro gaming et des projets matériels ouverts.

Contrairement aux précédents clones ou rééditions qui reposaient sur de l’émulation ARM, le Commodore 64 Ultimate utilise un FPGA pour reproduire matériellement le C64. Cette approche rappelle celle de projets communautaires comme MiSTer FPGA, qui répliquent les anciens matériels via des cœurs open source. Sans pour autant publier tout son code, Commodore indique vouloir encourager les contributeurs techniques et la compatibilité avec les outils open source, notamment via une documentation ouverte, un SDK et des extensions prévues.

Trois éditions pour tous les profils

Le Commodore 64 Ultimate est proposé en trois éditions :

  • La Basic Beige, fidèle au design original, est à 299 $ (environ 275 €).
  • La Starlight Edition, à 349 $ (environ 320 €), propose un boîtier translucide avec LED réactives au son.
  • La Founders Edition, limitée à 6 400 exemplaires, s’affiche à 499 $ (environ 460 €) avec boîtier ambré, badges en or 24 carats et objets de collection.

Toutes les versions sont livrées avec une clé USB en forme de cassette audio de 64 Go, préchargée avec plus de 50 jeux, démos et musiques, ainsi qu’un nouveau jeu exclusif : Jupiter Lander: Ascension.

Les précommandes sont ouvertes sur commodore.net, avec une expédition prévue en octobre 2025. La société a choisi de gérer elle-même son financement, sans passer par des plateformes de financement participatif comme Kickstarter, avec une politique de remboursement simple et une garantie d’un an.

Une machine rétro mais connectée

Côté technique, l’Ultimate intègre 128 Mo de RAM DDR2, 16 Mo de stockage flash, HDMI 1080p, Wi-Fi, USB, microSD, et bien sûr les connecteurs d’origine (joystick, cartouches, lecteurs de disquettes, etc.). Le clavier mécaniqueest équipé de switches Gateron Pro 3.0, et le système propose un mode Turbo à 48 MHz pour accélérer les applications modernes.

Pour les développeurs et bidouilleurs, la machine peut servir à la fois de station rétro de jeu, de terminal de programmation BASIC, et de plateforme pédagogique. Certains espèrent qu’elle inspirera une génération de curieux, en rendant visibles les rouages de l’informatique sans les couches d’abstraction modernes.

Une renaissance bien pensée

Sous l’impulsion de Christian Simpson (alias Perifractic), la marque Commodore revit de manière crédible, avec le soutien d’anciens ingénieurs comme Bill Herd et Albert Charpentier. Le projet s’inscrit dans un courant de réappropriation technologique, où l’on valorise le code lisible, les circuits ouverts, et la nostalgie productive.

Même s’il ne s’agit pas (encore) d’un produit 100 % open source, le Commodore 64 Ultimate ouvre une voie accessible et respectueuse du patrimoine numérique. Il ne reste plus qu’à brancher un joystick et relancer Pitstop, Impossible Missionou Maniac Mansion.

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