Si les hyperscalers imposent leurs standards, les acteurs locaux et les projets open source comme Cozystack entendent redéfinir les équilibres. Dans un article publié le 18 juillet 2025 sur le site de la Cloud Native Computing Foundation, Andrey Kvapil, CEO d’Ænix et développeur principal de Cozystack, revient sur cette bascule stratégique. Traduction : l’essor des services managés face aux hyperscalers mondiaux ?
Autrefois centrée sur la gestion manuelle des serveurs, l’infrastructure informatique a évolué vers la virtualisation, puis vers l’automatisation complète portée par le cloud. Kubernetes a joué un rôle moteur, en imposant des standards techniques pour le déploiement d’applications conteneurisées. Aujourd’hui, les grandes plateformes ne se contentent plus d’offrir des VM : elles orchestrent aussi des bases de données, des services de cache, du stockage objet, des brokers de messages, le tout sous forme de services managés.

Ce virage donne un avantage évident aux géants du cloud, capables de proposer des offres intégrées et performantes. Face à eux, les fournisseurs locaux sont souvent contraints à rester dans l’IaaS traditionnel, une posture difficile à maintenir. Pourtant, des solutions émergent. Cozystack, projet open source hébergé par la CNCF, permet de transformer n’importe quel fournisseur en opérateur de services managés de nouvelle génération, en s’appuyant uniquement sur Kubernetes et des composants cloud-native éprouvés.

Pour Kvapil, l’enjeu est clair : démocratiser l’accès à une infrastructure cloud souveraine, flexible, compétitive, sans enfermer les utilisateurs dans des environnements propriétaires. Ce que Docker a fait pour le packaging applicatif, Cozystack veut le faire pour les plateformes cloud.
Le cloud du futur sera-t-il open source, modulaire et local ? C’est le pari de cette nouvelle génération de plateformes. Et peut-être une chance pour relancer l’innovation décentralisée dans un paysage dominé par quelques géants américains (et asiatiques).
