C’est la semaine du 15 avril qu’avait lieu l’événement majeur bi-annuel pour la communauté OpenStack. Basé sur l’idée des Ubuntu Developer Summits (UDS, désormais disparus au profit d’UDS virtuels), l’OpenStack Summit clôt un cycle de release (d’une durée fixe de 6 mois) mais surtout en ouvre un nouveau. Le lieu change à chaque fois, même si les États-Unis ont été très privilégiés jusqu’à maintenant. Ce Summit de préparation à la version Havana avait lieu à Portland dans l’Oregon. À noter que le prochain Summit aura enfin lieu en dehors du continent américain, ça sera Hong Kong.
La population de l’OpenStack Summit est très variée et comprend entre autres : développeurs d’OpenStack, développeurs d’applications pour le cloud dont OpenStack, déployeurs d’OpenStack, utilisateurs de l’IaaS OpenStack, mais aussi des profils moins techniques.
L’événement est en effet décomposé en deux axes :
- Conference : des conférences classiques sous formes de keynotes, présentations techniques ou encore retour d’expériences, pour tout le monde;
- Design Summit : des sessions de discussions et brainstorming, pour les développeurs d’OpenStack qui doivent définir les axes de travail pour les six prochains mois.
Pour les deux parties, un espace est dédié à l’improvisation : lightning talks et unconferences sont planifiés directement sur place et permettent à tout le monde de parler de son sujet favori, que ce soit sous forme de présentation formelle ou de discussion avec d’autres développeurs.
L’OpenStack Summit est bien sûr l’occasion pour nombre d’entreprises de faire quelques annonces. On peut noter : RDO, la distribution OpenStack par Red Hat ou encore le partenariat entre Canonical et VMWare. Mark Shuttlework a fait sa traditionnelle keynote, tout comme des représentants de Red Hat, Rackspace et HP, les principaux sponsors du summit.
Plusieurs organisations ont parlé de leur utilisation d’OpenStack, voire l’ont dévoilée lors de cet événement : la NSA, le CERN, Comcast ou encore Bloomberg.
Sur un ton plus ludique, l’équipe Dope’n’Stack a dévoilé son deuxième single : E.N.T.E.R.P.R.I.S.E.
Du côté du design summit, des discussions fort productives concernant les live migrations ont eu lieu, l’idée étant de faire un peu de nettoyage et de simplifier l’utilisation de cette fonctionnalité. La notion de “cells” (cellules, permettant de mutualiser différents déploiements de Nova pour passer à l’échelle) devrait être l’objet d’améliorations pendant le cycle de développement à venir. On peut également citer la session concernant l’arrêt des instances : cette nouvelle possibilité permettra à l’utilisateur d’éteindre une instance et de libérer les ressources, tout en maintenant son stockage et sa configuration réseau. C’est lors des discussions que le nom de cette nouvelle action a émergé : “shelve”.
Nombre d’autres sujets plus ou moins transversaux ont été abordés : objectif de pouvoir faire des mises à jour d’OpenStack sans downtime, DNS as a Service, portage vers Python 3, intégration avec Ceph, ou encore les soucis juridiques liés aux marques déposées et aux noms de code des projets.
Une nouvelle fois, le cycle de 6 mois qui s’ouvre pour OpenStack promet de beaux résultats et de belles avancées pour le cloud libre.
En attendant, le succès du Summit lui même ne se dément pas, près de 3000 personnes avaient fait le déplacement à Portland.
– Adrien