L’une des obsessions des développeurs du navigateur Brave restent les cryptoactifs. Il n’est donc pas étonnant qu’elles infusent désormais également son propre moteur Brave Search, dont nous vous avons déjà parlé sur Goodtech.info. Mais quel intérêt ? Explications.
Brave, navigateur web basé sur Chromium et porté sur la confidentialité (et la blockchain), intègre désormais une fonction d’exploration de données on-chain directement dans Brave Search. Il n’est donc pas surprenant de voir aujourd’hui Brave Search accueillir des fonctionnalités d’exploration de données issues de la blockchain, en particulier pour Ethereum (EVM), Solana et d’autres réseaux compatibles.
Pourquoi le faire au niveau du moteur de recherche ? Les développeurs ont constaté qu’un nombre inhabituel de requêtes de 40 caractères (typiques des adresses Ethereum) remontaient dans Brave Search. C’était un indicateur clair : les utilisateurs cherchaient à vérifier rapidement les soldes de leurs wallets. Au lieu de renvoyer vers un site tiers, Brave propose désormais cette information de manière native, et surtout sans sacrifier le pseudonymat.
Brave facilite aibnsi grandement l’accès aux données blockchain. Que l’on veuille réaliser un diagnostic rapide de son wallet, suivre une ENS d’intérêt ou planifier une transaction, cette intégration supprime la nécessité de se rendre sur un site tiers.
En quoi consiste cette intégration “on-chain” ?
Concrètement, si vous saisissez dans Brave Search une adresse Ethereum (ou un nom ENS comme vitalik.eth), le moteur vous affiche en temps réel les soldes de tokens (y compris ceux qui rebasent leur supply). Le tout repose sur l’infrastructure de Brave Wallet, qui interroge directement la blockchain pour éviter tout décalage (c’est souvent le cas lorsque l’on se fie à des indexeurs externes). Ainsi, vous obtenez la valeur à l’instant T, plutôt qu’une information périmée de quelques blocs.
Une force du système réside aussi dans la multiplateforme : même si vous n’utilisez pas le navigateur Brave, vous pouvez profiter de la fonctionnalité dans Brave Search sur n’importe quel browser. L’interface reconnaît les adresses EVM, Solana, et gère aussi les noms ENS. La comparaison avec Google montre que Brave va plus loin, puisqu’il fournit un support natif des tokens, rebase tokens, et de l’API Solana, là où Google se limite essentiellement à Ethereum et à des résultats non actualisés.
Pas de profil utilisateur
Brave insiste sur un point : aucun profil d’utilisateur n’est constitué à partir des requêtes on-chain, et l’IP n’est pas stockée. Cela contraste avec des block explorers classiques, qui associent parfois l’adresse IP aux adresses recherchées, risquant de lever la pseudonymité des transactions. L’approche “privacy by design” s’aligne sur la philosophie globale du projet Brave, qui inclut un blocage natif des publicités et des trackers dans son navigateur.
Disponible dès à présent pour tous les utilisateurs de Brave Search, cette fonctionnalité ancre le moteur dans une stratégie d’expansion de l’écosystème Brave, où l’exploration blockchain s’ajoute déjà à l’IA open source et aux capacités anti-traqueurs.
Pour ceux qui hésitent, il ne reste plus qu’à tester en saisissant votre adresse Ethereum (ou un nom ENS) dans le champ de recherche.

