Principaux enseignements
– 88% des personnes interrogées considèrent que surfer sans protection sur Internet représente un risque pour les données personnelles
– 58% des 18-24 ans estiment que leurs données sont bien protégées sur les réseaux sociaux
– 1/3 des moins de 35 ans a déjà échangé par Internet des messages écrits à caractère sexuel avec leur partenaire
La fin des vacances a sonné depuis maintenant une semaine. En cette période de rentrée, les photos de vacances fleurissent sur les réseaux sociaux, les parents commandent les fournitures et refont la garde-robe de leurs bambins via des sites de vente en ligne et, certains séniors, novices en la matière, vont certainement suivre les conseils de leur petits enfants et se mettre à Internet.
Internet occupe aujourd’hui une place centrale dans la vie de tous, mais qu’en est-il de la sécurité des informations ainsi échangées et des usages utilisateurs ? Les nombreuses fuites de données largement relayées affectent-elles les habitudes des internautes ? « Même si un sentiment de défiance vis-à-vis de la sécurité des données personnelles domine dans les esprits, beaucoup de gens acceptent en pratique de prendre des risques, notamment parce qu’une partie d’entre eux ne savent pas comment protéger leurs informations correctement et ne sont pas forcément informés de tous les risques encourus ou de comment les appréhender, quel que soit le terminal » constate Tanguy de Coatpont, Directeur Général France de Kaspersky Lab. Il ajoute « un vrai travail de sensibilisation est donc essentiel à toute utilisation d’Internet ! ».
La sécurité derrière mon écran
– 64% pensent que sur Internet, le risque est partout…
– …mais 14% des utilisateurs d’ordinateurs et 68% des utilisateurs mobiles reconnaissent ne par protéger leurs équipements
Malgré les inquiétudes liées à la sécurité sur Internet, 14% des utilisateurs possédant un ordinateur reconnaissent ne pas avoir installé d’antivirus, un antispam ou un antispyware sur leurs équipements.
L’importance donnée à la protection et la sécurité des données semblent également ne pas avoir atteint l’univers mobile. Seuls 32% des possesseurs de smartphone ont protégé leur téléphone de la même manière. Les femmes sont plus nombreuses (69%) que les hommes (59%) à percevoir un risque omniprésent. Une majorité de Français (51%) estime également que les conséquences des vols de données personnelles en ligne « peuvent être désastreuses », alors que seulement 3% pensent qu’ils ne seront jamais concernés par un tel piratage.
A peine la moitié (53%) de la population interrogée a l’impression de bien maîtriser les questions de protection des données sur Internet
Cette méfiance se retrouve lors de la transmission d’informations sensibles, notamment lors des paiements sur Internet. Les trois quarts des personnes interrogées (75%) pensent à la sécurité de leurs données lorsqu’elles effectuent un achat en ligne. Cependant, une proportion équivalente de la population interrogée (74%) considère que les plates-formes de paiements en ligne sont aujourd’hui bien sécurisées.
Pourtant, selon Kaspersky Lab, le phishing est le premier moyen utilisé pour dérober l’argent des utilisateurs, à l’aide de faux sites de vente ou de banque en ligne et 43% des répondants ont déjà reçu des menaces lors de d’activité financière en ligne. C’est précisément dans ce cas que l’internaute doit porter attention à ses activités : le site visité est-il légitime ?
Il n’en est pas de même pour toutes les pratiques en ligne. Ainsi, si 39% des personnes interrogées pensent à la sécurité de leurs données en postant sur les réseaux sociaux, 80% considèrent que leurs données n’y sont pas bien protégées ! Ce manque de confiance est très fort chez les femmes (87%) et les personnes âgées de 35 ans et plus (83%) mais moins chez les hommes puisque 60% d’entre eux estiment bien contrôler la situation. Si les plus jeunes sont souvent considérés comme plus insouciants vis-à-vis des réseaux sociaux, moins d’un sur quatre (23% des 18-24 ans) estime que ses données sont bien protégées sur de telles plateformes.