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La fin des salles de classe physiques annoncée ?

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Des étudiants à l’affût de l’information…

Nous avons atteint un point où, tous les 18 mois, l’information générée – et donc à potentiellement retenir pour les étudiants – double de volume. Les nouvelles technologies et formes de communication (Web, forums, réseaux sociaux, blogs, etc.) ont fortement contribué à cette explosion de partage de connaissances entre individus. Aujourd’hui, nous publions en temps réel tout ce que nous savons. Cela peut paraître comme un avantage mais est en fait une lame à double tranchant pouvant rapidement se retourner contre eux – sources incertaines, noyade dans la masse d’informations disponibles… Le vrai problème n’est pas de trouver de l’information mais la bonne information. L’innovation dans ce contexte est entravée car il devient difficile de filtrer et analyser les connaissances.

Les étudiants doivent donc être en mesure de trier toutes les informations récoltées, de repérer les plus pertinentes et de les analyser afin d’obtenir les réponses qu’ils souhaitent. Cherchez ‘Beethoven’ sur Google : les premières réponses ne seront pas les plus pertinentes et vous aurez besoin de temps pour analyser les 6 millions de réponses suivantes. Vous comprendrez que ce processus peut donc vite devenir chronophage. Une alternative qui s’offre à eux est de rechercher non pas les informations mais les personnes et institutions les plus pertinentes. Les formations en ligne – également appelées MOOC (Massive Open Online Course) – correspondent parfaitement à cet objectif potentiel : les étudiants choisissent la formation qu’ils souhaitent avoir et obtiennent ainsi uniquement les informations qui leur conviennent. Ils ne sont plus passifs et n’attendent plus que l’information vienne à eux, ils vont la chercher de manière structurée à la source et sont donc plus proactifs dans leur quête à l’information pertinente.

Néanmoins, ce procédé ne peut fonctionner qu’avec l’appui des organismes scolaires et universitaires. Comment ces derniers peuvent-ils donc soutenir cette transformation des habitudes et des méthodes d’apprentissage ?

… Et des organismes scolaires à fort potentiel

La première méthode à appliquer est la flexibilité : afin que les étudiants puissent être plus proactifs et obtenir les résultats qu’ils souhaitent, ils doivent avoir plus de liberté, notamment quant au temps qu’ils accordent à la recherche d’informations et de formations pertinentes.

Aujourd’hui, le système scolaire et universitaire doit s’adapter aux nouvelles tendances technologiques, comme c’est déjà le cas dans plusieurs organismes d’enseignement supérieur, ayant développé des plateformes dédiées afin qu’étudiants et professeurs puissent échanger et discuter de tel ou tel cours plus facilement sans devoir convenir d’un rendez-vous physique et ainsi devoir faire face à des soucis d’agenda et de logistique.

Sur le long-terme, cela implique-t-il la fin des salles de classe ? La réponse dépend de la responsabilité des étudiants et du corps professoral mais ce qui est sûr, c’est que durant les années à venir, ces acteurs devront se développer afin de suivre le rythme des nouvelles technologies, en constante évolution.

Concrètement, à quoi cela correspond-il ? Les cours en ligne sont une première étape : comme expliqué avant, les étudiants ont maintenant la possibilité de rechercher les formations les plus pertinentes. Afin de conserver une certaine attractivité et de ne pas perdre leurs étudiants au profit de solutions tierces, les organismes scolaires doivent mettre en place leurs propres cours en ligne permettant aux étudiants du monde entier de bénéficier de la même qualité de cours que s’ils étaient assis dans une salle de classe. Un point fondamental réside dans le rythme qui n’est plus imposé et fondé sur des horaires mais sur l’intérêt réel de l’étudiant pour le sujet.

Pour les étudiants à un niveau scolaire plus avancé – dernière année, par exemple – les institutions universitaires doivent également offrir plus de préparation au monde du travail, au travers de discussions, d’échanges et autres travaux pratiques permettant à l’étudiant de s’immerger dans l’entreprise et donc de s’armer correctement afin de faire face à un marché du travail toujours plus compétitif. Toujours dans cette optique de préparer au monde de l’entreprise, les étudiants doivent également être au fait des nouveaux modes de travail et nouvelles habitudes qui lui permettront de s’épanouir au sein de son entreprise.

Enfin, la technologie peut également apporter un soutien aux professeurs. Par exemple, le Big Data est un excellent outil permettant notamment aux professeurs de mieux gérer les informations partagées par et à partager avec les étudiants, mais également de recenser plus efficacement les informations de chaque étudiant afin de leur mettre à disposition une solution adéquate permettant de palier à leurs lacunes individuelles. Concrètement, le Big Data permet aux professeurs d’optimiser leurs cours sans augmenter considérablement la charge et durée de travail. Cette technologie offre aux professeurs de réellement devenir les mentors que les étudiants recherchent.

Et l’entreprise dans tout ça ?

La réponse est toute simple : toutes ces initiatives participent à préparer les étudiants à la réalité actuelle du monde de l’entreprise. En effet, la mobilité a pris ses quartiers dans les locaux de différentes sociétés, et le temps du 9h-17h dans un bureau fixe est révolu. Aujourd’hui, l’heure est au travail flexible, le travail s’individualise et la productivité devient personnelle. On gère son temps, ses tâches et ses interactions pour mieux contribuer, pas nécessairement plus produire, tout en améliorant la qualité des interactions humaines. Le tout veille à équilibrer vie professionnelle et vie personnelle, ainsi qu’à instaurer un nouveau mode de fonctionnement entrepreneurial : la confiance.

La prochaine vague de salariés issue de la nouvelle génération d’étudiants et d’élèves, si elle est déjà bien habituée aux nouvelles technologies et à la collaboration à distance, a besoin des organismes scolaires et universitaires pour les appréhender efficacement. La réussite de ces étudiants en dépend et avec elle, celle de nos entreprises.

Emmanuel Schupp, Country Manager France de Citrix

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