La science des matériaux pilotera le futur

Dans ce centre de recherche, qui a utilisé son expertise en nanotechnologie pour inventer le toner chimique EA (Emulsion-Agrégation) écologique et maintes fois primé, des scientifiques et chercheurs sont en train de créer une toute nouvelle génération de techniques et de matériaux, qui fera avancer l’Internet of Everything, aidera à conserver l’eau et l’énergie, et améliorera les processus de fabrication.

A l’occasion de la célébration du 40ème anniversaire du Xerox Research Centre of Canada (XRCC) qui s’est déroulée en octobre, quatre d’entre eux ont expliqué comment la science des matériaux pourrait permettre durant les 40 prochaines années la mise au point de nouvelles technologies dans les domaines des capteurs, des semi-conducteurs organiques, et de la conception moléculaire de films, de membranes et de piles ; technologies susceptibles de modifier considérablement la façon dont la société fonctionne.

« D’ici 2054, tout le monde sera à tout le moins un peu bionique », a prédit la chercheuse Michelle Chrétien qui a imaginé comment les avancées réalisées par la science des matériaux devraient permettre à des verres de contact munis de détecteurs de surveiller et d’afficher les niveaux de glucose, et à des nanorobots circulant dans nos flux sanguins de surveiller la santé de notre tissu vasculaire. « Grâce aux progrès liés aux polymères biocompatibles et à d’autres matériaux, les organes et des tissus comme la peau et les os pourraient être facilement fabriqués, ce qui rendrait le traitement des maladies et des traumatismes plus personnel et accessible », a-t-elle ajouté.

« La technologie des matériaux pourrait aussi aider à améliorer l’air que nous respirons et l’eau que nous buvons », a noté le chercheur Brynn Dooley. Au cours des 40 prochaines années, des films et membranes de conception moléculaire pourraient être mis en place pour aider à ralentir l’émission de dioxyde de carbone dans l’atmosphère et améliorer les processus pour le traitement des eaux usées.

« Les chimistes trouveront la façon de convertir les déchets en carburants et en matières premières chimiques. Les nouveaux matériaux et membranes isolants pourraient réduire la quantité d’énergie nécessaire pour chauffer et climatiser nos maisons », a indiqué le chercheur Jordan Wosnick qui travaille à l’élaboration de nouveaux matériels pour la production additive (ex : création d’un objet en trois dimensions sur la base de couches successives de matières) et les processus novateurs d’impression.

« Les 40 prochaines années pourraient mener à une renaissance industrielle avec des installations de fabrication plus petites et écologiques », a signalé le chercheur David Lawton qui travaille à la conception et à l’élaboration de processus de fabrication continus. Les contraintes physiques actuelles pour la conception robotique disparaîtront probablement avec la mise au point de nouveaux matériaux plus légers. Et les percées ayant trait au stockage de l’énergie repousseront les frontières de la robotique industrielle.

L’impression 3D transformera aussi la vie quotidienne. « Si ma voiture électrique ne démarre pas, je pourrai imprimer un nouveau fusible 3D et prendre la route », a conclu David Lawton.

Martelle Rodriguez

Senior Communications Consultant, Corporate Communications, Xerox Canada

Retour en haut