Aux États-Unis, le procès antitrust contre Google vient de franchir une étape clé. Le juge Amit Mehta a rendu sa décision sur les accords de recherche passés par Google, qui imposaient son moteur comme choix par défaut sur la plupart des navigateurs. La réaction de Mozilla est connue, par la voix de Laura Chambers.
Le tribunal a tranché : Google ne pourra plus restreindre les navigateurs dans leur capacité à proposer d’autres moteurs de recherche ou services d’IA générative. Une avancée qui ouvre la voie à davantage de concurrence et de choix pour les utilisateurs. Mais l’enjeu allait plus loin. Certains proposaient d’interdire purement et simplement à Google de verser des revenus aux petits navigateurs comme Firefox en échange du référencement de son moteur. Une mesure qui, selon le témoignage de Mozilla, aurait fragilisé les acteurs indépendants et réduit la diversité dans l’écosystème. Le juge a suivi cet argument, citant explicitement la nécessité de préserver l’innovation et de soutenir l’unique moteur de rendu indépendant, Gecko.
C’est Laura Chambers, actuelle CEO de la Mozilla Corporation, qui a réagi sur le blog officiel de Mozilla. Son nom n’est pas inconnu des lecteurs de Goodtech : elle pilote depuis septembre 2025 la restructuration et la consolidation de Mozilla. Elle souligne que si cette décision est une victoire, il faudra veiller à ce que les remèdes n’aboutissent pas simplement à transférer le pouvoir d’un géant à un autre.
« Cet équilibre, nous l’avons rappelé tout au long du procès. La véritable concurrence dans la recherche commence par un marché sain, où petites et grandes entreprises peuvent rivaliser selon leurs mérites, où les consommateurs ont le choix, et où les meilleurs produits, fonctionnalités et idées ont une chance d’émerger. »
Cette décision illustre une fois encore la nécessité de défendre un marché réellement ouvert et concurrentiel. Mozilla insiste : un web sain est un web où le choix des utilisateurs et l’innovation priment sur la domination de quelques acteurs. Une position que l’organisation avait déjà exprimée en mai dernier dans son amicus brief sur la concurrence et la neutralité du web.
