Illustration des dates des élections municipales françaises 2026, avec le premier tour le 15 mars et le second tour le 22 mars.

Élections municipales 2026 : l’April interpelle les candidats avec le pacte du logiciel libre

Les technologies numériques ne sont pas de simples outils techniques, ce sont des objets fondamentalement politiques. À l’approche des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, l’April (association de promotion et de défense du logiciel libre) passe à l’offensive. Elle propose aux candidats et aux listes de signer le pacte du logiciel libre, un engagement formel pour placer l’informatique ouverte au cœur de l’action publique locale.

Le pacte repose sur trois objectifs stratégiques pour les collectivités : la priorité au libre qui impose l’usage de formats ouverts et de codes auditables, la promotion d’une informatique émancipatrice pour protéger les données des citoyens, et enfin la recherche de pérennité via la mutualisation des efforts entre communes. En signant ce document, les candidats s’engagent à faire du logiciel libre la règle plutôt que l’exception, garantissant ainsi que les outils numériques des services publics restent au service de l’intérêt général et non d’intérêts privés.

Un enjeu stratégique pour la souveraineté de votre commune

Pour l’April, le recours aux logiciels privateurs (propriétaires) doit devenir l’exception, car les bénéfices pour une mairie sont multiples : une autonomie stratégique réelle face aux géants du secteur, une meilleure maîtrise budgétaire sur le long terme et un socle de confiance basé sur des outils vérifiables. Cette priorité donnée aux solutions open source est d’ailleurs parfaitement légale, comme l’a confirmé le Conseil d’État dès 2011. En reprenant le contrôle de leur infrastructure, les élus s’assurent que les données des administrés ne sont pas assujetties à des licences restrictives ou à des silos technologiques.

Passer des paroles aux actes

L’April ne se contente pas de principes ; elle suggère des actions concrètes comme l’installation de distributions spécifiques dans les écoles ou le passage des serveurs sous GNU/Linux. L’association s’inspire de réussites locales et d’initiatives de partage physique déjà en place dans plusieurs communes françaises pour prouver que la transition est possible et bénéfique.

« Le pacte est un outil à disposition de toute personne qui se reconnaît dans le combat du logiciel libre, pour agir dans sa circonscription. On vous tend un tract ? Donnez-leur un pacte ! » invite Magali Garnero, présidente de l’April.

Les candidats peuvent dès maintenant télécharger et signer le pacte (PDF) pour marquer leur attachement aux libertés informatiques et à la transparence de l’action publique.

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