On ne le voit jamais, mais il est partout, en tout cas si vous utilisez un système GNU/Linux. NetworkManager est ce logiciel open source qui s’occupe de connecter votre ordinateur au Wi-Fi, à la fibre ou à votre VPN sur la quasi-totalité des distributions Linux. Le 12 février 2026, l’outil est passé en version 1.56, apportant des améliorations qui vont ravir les administrateurs et les utilisateurs avancés, car il s’attaque enfin à des manques historiques.
Publié sur Gitlab sous licence GNU Lesser General Public License v2.1, le projet NetworkManager pour Linux continue de prouver que même les outils les plus techniques gagnent à devenir plus accessibles.
La documentation est (presque) à jour à l’heure où nous écrivons ces lignes. Résumé des nouveautés.
WireGuard : la fin de la bidouille en ligne de commande
Si vous utilisez WireGuard pour sécuriser vos connexions, vous savez qu’ajouter ou visualiser des « pairs » (les autres machines du tunnel) demandait souvent de mettre les mains dans les fichiers de configuration. Avec NetworkManager 1.56, l’outil en ligne de commande nmcli permet désormais de gérer ces pairs directement, car le support natif a été considérablement étendu. Résultat ? Un gain de temps (énorme pour certains), car cela évite les erreurs de manipulation dans les fichiers textes sensibles.
Un DNS qui vous obéit vraiment
La gestion du DNS (le système qui traduit les noms de sites en adresses IP) a également été revue pour offrir plus de clarté. Jusqu’ici, les réglages DNS globaux et ceux des connexions individuelles avaient tendance à se mélanger de façon parfois imprévisible. Désormais, une configuration DNS globale peut écraser les autres options au lieu de fusionner avec elles, car les administrateurs ont besoin d’un contrôle précis sur la résolution de noms. De plus, le support du protocole DNSSEC via systemd-resolved peut maintenant être configuré connexion par connexion.
Plus de robustesse pour les modems et le haut débit
Le réseau, c’est aussi le matériel. Cette version 1.56 corrige des bugs agaçants qui bloquaient parfois la reconnexion automatique des modems lors des changements d’état. Pour ceux qui utilisent des équipements spécifiques, un nouveau paramètre permet de restreindre une connexion à un identifiant matériel unique (UID), car cela évite qu’une configuration prévue pour un modem 5G ne tente de s’appliquer à une autre interface par erreur.
Enfin, la sécurité des connexions privées a été renforcée, car NetworkManager vérifie maintenant systématiquement que l’utilisateur dispose bien des droits d’accès aux certificats et clés de sécurité avant de lancer la connexion.
