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Nokia publie les recettes de sa plateforme Android

Ancienne gloire européenne du mobile et leader déchu des téléphones intelligents, Nokia retrouve les codes de l’opensource en publiant le squelette du système Nokia X 1.0, basé sur Android Jelly Bean.

Cette initiative a longtemps fait l’objet de rumeurs, finalement avérées, un mouvement original après le rapprochement entre Nokia et Microsoft, qui a conduit au rachat de la marque mobile Nokia par l’entreprise américaine en 2013.

Un retour aux « sources »

La publication du système basé sur Android est certes logique, mais pas étonnante vu l’histoire du constructeur. Il avait pris les commandes naguère de Trolltech (Qt). Nokia était aussi à la manoeuvre derrière le système Maemo inauguré sur sa « phablette » N800, puis derrière feu-Symbian. Son dernier sursaut d’orgueil? Le magnifique N9 sous Meego (successeur de Maemo). Il aura fait les frais de l’hyménée entre l’entreprise finlandaise et celle de Redmond, même si les développeurs continuent d’alimenter le terminal en applications.

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La publcation du code-source de Nokia X va permettre aux développeurs d’en savoir davantage sur ses tréfonds, mais également de créer des « firmwares » (système d’exploitation adapté à un autre terminal) alternatifs. On a d’ailleurs déjà vu Nokia X se promener sur des téléphones aussi originaux (et oubliés?) que le HTC HD2.

Si Nokia proposera sa propre boutique d’applications (aux développeurs de s’y greffer, comme ils le font déjà avec le système Kindle Fire d’Amazon), le constructeur ne ferme pas la porte aux boutiques alternatives comme 1Mobile. « Porting is easy » (le portage est simple), prétend Nokia pour s’attirer les faveurs des développeurs.

Le succès n’est certes pas garanti, mais la demande en terminaux Nokia X serait… énorme. Un million d’unités pré-commandées rien qu’en Chine.

Pas de Play Store

Pour l’heure, pas question d’impliquer Google et sa boutique « Play Store » (ainsi que les services de base du géant californien comme Gmail ou Google Maps, absents des appareils comme des tablettes Kindle), mais la porte n’est certainement pas fermée. Google n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour convaincre Nokia de passer l’arme de Symbian et MeeGo à Android, avant que l’entente cordiale soit signé avec Microsoft en 2011.

C.G.

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