Carl Pei imagine des systèmes d’exploitation IA hyper-personnalisés

Le fondateur de l’entreprise britannique Nothing annonce une levée de 185 millions d’euros, pour lancer un OS basé sur l’IA, pensé comme une alternative aux systèmes fermés dominés par Google et Apple. Mais une question reste ouverte : l’avenir de ces OS sera-t-il open source ou propriétaire ?

Carl Pei, PDG et cofondateur de Nothing, a annoncé cette semaine une levée de fonds de 200 millions de dollars en série C (185 millions €), valorisant la start-up à 1,3 milliard. Après avoir réussi à s’imposer comme l’un des rares fabricants indépendants de smartphones, Nothing ambitionne désormais de franchir une nouvelle étape : concevoir une plateforme native d’IA où matériel et logiciel ne font plus qu’un.

Pour Pei, les systèmes d’exploitation du futur ne ressembleront en rien à iOS ou Android. « Un milliard de systèmes d’exploitation différents seront créés pour un milliard de personnes différentes », explique-t-il. L’idée est celle d’un OS hyper-personnalisé, capable de connaître son utilisateur, d’anticiper ses besoins et de déléguer automatiquement les tâches secondaires à des agents d’IA.

À terme, cet OS ne se limitera pas aux smartphones : montres, écouteurs, lunettes connectées, robots et véhicules pourraient tous partager ce socle logiciel centré sur l’IA. Une vision ambitieuse, qui positionne Nothing face aux géants Apple et Google… mais qui pose aussi une question cruciale. Car si Android s’appuie historiquement sur l’open source (AOSP) et si des systèmes alternatifs comme /e/OS ou GrapheneOS existent, Nothing n’a pas encore précisé si son futur OS IA sera ouvert à la communauté ou verrouillé dans un écosystème propriétaire. Le choix aura un impact majeur : un OS open source favoriserait la transparence, la sécurité et l’innovation partagée, tandis qu’un OS fermé reproduirait les dépendances que Carl Pei critique implicitement.

Dans l’attente des premiers prototypes annoncés…. pour 2026.

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