Ordinateur portable affichant l'interface GeForce NOW avec Borderlands 4 et bibliothèque de jeux, accompagné de la mascotte pingouin Tux de Linux

Nvidia tient sa promesse : GeForce NOW débarque enfin sur Linux (et ça change tout pour les joueurs)

Nvidia vient de publier la version bêta de son application GeForce NOW pour ordinateurs Linux, marquant une extension tant attendue du service de cloud gaming vers l’une des plateformes les plus demandées par la communauté. L’application, disponible depuis le 28 janvier, apporte l’expérience complète de GeForce NOW aux PC et portables Linux, permettant aux utilisateurs de streamer des jeux en résolution jusqu’à 5K à 120 images par seconde ou en 1080p à 360 fps.

Ce lancement concrétise une promesse faite lors du CES 2026 plus tôt ce mois-ci. Nous couvrions il y a quelques semaines l’annonce par Nvidia d’une application GeForce NOW native pour Linux, mettant fin au calvaire des joueurs sous ce système d’exploitation. Auparavant, les utilisateurs Linux devaient se contenter d’un accès via navigateur ou du client axé sur les consoles portables Steam Deck, limité à 1200p à 90 fps.

Ubuntu 24.04+ officiellement supporté, mais fonctionne partout grâce à Flatpak

La nouvelle application prend désormais officiellement en charge Ubuntu 24.04 et les distributions ultérieures, bien que son format de distribution Flatpak signifie qu’elle peut fonctionner sur d’autres systèmes Linux. Les abonnés au niveau Ultimate ont accès à des performances de classe RTX 5080 depuis le cloud, avec ray tracing et technologie DLSS 4.

« En commençant par la prise en charge d’Ubuntu 24.04 et versions ultérieures, la nouvelle application offre une expérience native fluide qui s’intègre parfaitement aux flux de travail des bureaux Linux », a déclaré Nvidia dans son annonce. L’entreprise a noté qu’il s’agissait de « l’une des principales demandes de la communauté des joueurs PC ».

Pour les joueurs Linux, l’application native représente une amélioration notable par rapport à l’accès par navigateur. La version web limite le streaming à 1440p et 120 fps, tandis que l’application native débloque des résolutions et des fréquences d’images plus élevées avec une latence d’entrée réduite.

Bonus majeur : les utilisateurs peuvent également jouer à des jeux précédemment bloqués sur Linux en raison des systèmes anti-triche, notamment des titres comme Apex Legends et Fortnite, car les jeux s’exécutent sur les serveurs de Nvidia plutôt que localement.

Version bêta : HDR, volants et enregistrement vidéo pas encore disponibles

En tant que version bêta, l’application ne dispose pas de certaines fonctionnalités disponibles sur d’autres plateformes. Nvidia a confirmé que la prise en charge du HDR, la compatibilité avec les volants de course et les commandes de vol, ainsi que l’enregistrement vidéo ne sont pas encore disponibles. L’entreprise recommande la version 580.126.09 ou plus récente des pilotes graphiques pour les utilisateurs de GPU Nvidia et Mesa 24.2.8 pour ceux équipés de matériel Intel ou AMD.

L’application est distribuée exclusivement via le site web de Nvidia plutôt que sur Flathub, ce qui oblige les utilisateurs à suivre des instructions d’installation manuelles.

L’exode vers Linux s’accélère, et Nvidia l’a bien compris

Cette sortie intervient dans un contexte d’intérêt croissant pour Linux en tant que plateforme de jeu. Les frustrations liées à Windows — notamment les mises à jour intrusives, la publicité intégrée et la télémétrie — ont poussé certains joueurs vers des alternatives open source. Le développement continu de Proton et SteamOS par Valve a amélioré la compatibilité des jeux, la part des utilisateurs Linux sur Steam passant de 1 % à plus de 3 % ces dernières années.

Selon GameSpot, « la migration vers Linux s’intensifie progressivement alors que Microsoft continue d’irriter les utilisateurs de Windows avec l’intégration de fonctionnalités d’IA dans nombre de ses applications ».

Nvidia a visiblement compris le mouvement et ne veut pas laisser passer l’opportunité. Avec GeForce NOW natif sur Linux, l’entreprise s’assure que les joueurs qui migrent vers Tux (la mascotte pingouin de Linux) n’auront aucune raison de se priver de cloud gaming.

Retour en haut