Basée à Bristol, la start-up Open Bionics vient de franchir une nouvelle étape majeure dans la technologie des prothèses avec le Hero Pro, présenté comme le bras bionique le plus avancé au monde. Étanche, sans fil et partiellement autonome, il s’impose comme une petite révolution dans le secteur.
Le Hero Pro est le premier bras bionique à intégrer une technologie sans fil complète grâce aux capteurs MyoPod, des électrodes EMG placées sur la peau qui détectent les signaux musculaires sans aucun fil ni câble physique. L’entreprise, qui a longtemps promu l’open source, n’a pas encore ouvert son code ou ses modèles. Rien n’est exclu à ce niveau dans le futur.
Partiellement autonome
Résistants à l’eau (IP67), rechargeables sans fil et intelligents dans leur ajustement de sensibilité, ces capteurs offrent une flexibilité de conception inédite pour les prothésistes comme pour les utilisateurs. Cette innovation permet même à la main de fonctionner même lorsqu’elle est détachée du bras, capable de ramper sur une surface en réponse aux commandes musculaires — une démonstration spectaculaire à laquelle a participé Tilly Lockey, ambassadrice du projet.
Autre prouesse : le système complet est certifié IPX7, ce qui signifie qu’il peut être immergé sous l’eau jusqu’à 30 minutes. Contrairement à d’autres modèles qui nécessitent des protections, le Hero Pro est conçu pour un usage sans contraintes, y compris dans des environnements humides. Il reste aussi léger, puissant (jusqu’à 26 kg de charge) et rapide (fermeture des doigts en 0,6 seconde), avec des options comme des doigts compatibles écran tactile ou un poignet rotatif à 360°.
Open source : pas tout de suite
Mais si le Hero Pro repousse les limites techniques, il n’est pas open source. Open Bionics, qui a longtemps promu l’open source dans ses débuts, ne propose plus les plans ni les logiciels de ses produits commerciaux sous licence libre lors de leur lancement. Le Hero Pro est donc un produit propriétaire, à ce stade de son développement.
En revanche, certains anciens projets comme l’Ada Hand 1.1, Brunel 2.0 ou Almond 1.2 sont toujours accessibles sous licence Creative Commons sur le site Open Bionics Labs, tout comme certains accessoires modulaires publiés récemment. L’entreprise semble donc miser sur l’open source une fois un stade de maturité atteint.
Pour retrouver les développements open source de la société britannique, rendez-vous sur Github.
