Seagate vient de franchir un cap en annonçant des disques durs Exos M pouvant atteindre jusqu’à 36 To de capacité. Au cœur de cette montée en puissance, la technologie HAMR (Heat-Assisted Magnetic Recording) et sa plateforme Mozaic 3+, qui permettent aux datacenters de stocker toujours plus, dans le même encombrement et avec une meilleure efficacité énergétique.
Avec ces nouveaux disques, Seagate promet jusqu’à 300 % de capacité supplémentaire (par rapport aux générations précédentes), une baisse de 25 % du coût par téraoctet et une consommation d’énergie réduite de 60 % à capacité équivalente. Ces performances intéressent notamment les grands fournisseurs de services cloud, déjà en phase de test ou d’intégration, et représentent un atout majeur pour les infrastructures d’IA, où les volumes de données explosent. Naturellement, tous ces disques sont compatibles Linux, un point essentiel dans de nombreux déploiements.
Une technologie HAMR qui se généralise
Baptisée Mozaic 3+, la plateforme exploitant HAMR (Heat-Assisted Magnetic Recording) offre une densité surfacique record : 3,6 To par plateau. Selon Seagate, il s’agit de la seule entreprise à produire en série de tels plateaux, ouvrant la voie à des disques de capacité toujours plus haute (jusqu’à 10 To par plateau dans le futur). Des partenaires comme Dell ou IBM soulignent déjà l’intérêt pour leurs solutions de stockage haute densité, en particulier pour répondre aux besoins des applications d’IA (inférence, génération augmentée par récupération, etc.).
Selon l’analyste IDC, 89 % des données chez les grands fournisseurs de cloud sont toujours stockées sur disques durs, prouvant que la demande en HDD de haute capacité reste forte face à l’essor de nouvelles charges IA et analytics. Pour Seagate, le pari est clair : jouer la carte de la densité et de la fiabilité afin de stocker massivement des données sur site ou dans le cloud, tout en assurant une compatibilité naturelle avec les environnements Linux ou hétérogènes.
