Pas envie de payer 10 € par mois à Garmin, Withings ou Polar ? C’est notre application open source du mois de décembre, et elle fait sans doute un peu grincer des dents chez les éditeurs de solutions payantes. Alors que la plupart des sportifs acceptent aveuglément de confier leurs rythmes cardiaques et leurs tracés GPS à des serveurs distants (souvent payants pour avoir accès aux « vraies » stats), une résistance s’organise depuis longtemps. Son nom ? SportsTracker.
Développée par Stefan Saring, cette application de bureau (Windows, Mac, Linux via Java) vient de passer en version 8.1.0 ce mois d’octobre 2025, et elle prouve qu’on peut avoir des analyses de niveau professionnel sans débourser un centime ni sacrifier sa vie privée.
Vos données, vos règles (et pas d’abonnement)
Le premier argument de SportsTracker est sa philosophie : vous êtes propriétaire de vos données. Pas de cloud obscur, pas d’abonnement « Premium » pour débloquer des graphiques avancés. Tout est stocké localement sur votre machine (désormais dans une base de données SQLite robuste). Que vous fassiez de la course à pied, du crossfit, de l’hyrox (on vous voit !), du cyclisme ou du vélo en salle, l’application centralise tout. C’est l’outil idéal pour ceux qui veulent compiler des années de pratique sans dépendre de la durée de vie d’un site web tiers.
La mise à jour d’octobre 2025 (v8.1.0) apporte une fonctionnalité qui manquait cruellement aux concurrents : un suivi de maintenance ultra-précis basé sur les notes. Concrètement, vous pouvez dorénavant créer des notes liées à des équipements spécifiques. L’application est capable de générer des statistiques depuis une note précise.
Exemple concret : vous notez « Changement de chaîne » sur votre vélo. SportsTracker peut vous dire instantanément combien de kilomètres cette chaîne exacte a parcouru depuis cette note. Fini les tableaux LibreOffice/Excel/Sheets à côté pour savoir quand changer vos pneus ou vos chaussures de running.

Compatibilité
L’autre force de SportsTracker, c’est son module ExerciseViewer. Il ne vous force pas à changer de montre. L’application supporte l’importation directe des fichiers de la majorité des grands constructeurs : Garmin et Polar, Suunto, Timex, mais pas encore Coros ou Apple Watch. Autres terminaux compatibles : CicloSport, Oregon, HOLUX et Kalenji.
Une fois les données importées, vous avez accès à des diagrammes détaillés (altitude, vitesse, fréquence cardiaque). C’est indispensable pour analyser votre effort et, pour savoir, par exemple, si vous êtes en zone lipox afin d’optimiser votre perte de graisse ou votre endurance.
Déjà utilisateur ? Attention, migration technique obligatoire
Si vous utilisiez déjà SportsTracker par le passé (versions 7.x ou antérieures), ne faites pas la mise à jour n’importe comment. La version 8.1.0 a supprimé le support des anciens fichiers XML.
La procédure est stricte :
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Mettez d’abord à jour vers la version 8.0. Elle convertira automatiquement vos données vers le nouveau format de base de données SQLite.
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Ensuite seulement, passez à la version 8.1.0.
Pour les nouveaux utilisateurs, c’est le moment idéal pour se lancer avec une installation propre. Le code est sous licence GPL, disponible sur GitHub, et traduit (l’espagnol et l’allemand viennent d’ailleurs d’être mis à jour).
