Dans sa réponse, Mme Pellerin constate en préambule que les logiciels libres représentent un “modèle [qui] revêt un intérêt qui n’est plus à démontrer aujourd’hui.” Les 80 entreprises, dont 65 PME, que comprend le GTLL, qui ont choisi de baser tout ou partie de leur business model sur le logiciel libre, que l’on parle d’éditeurs de logiciels open source, de sociétés de services ou de grands groupes ayant adopté une démarche d’innovation ouverte et de mutualisation, ne peuvent qu’approuver ces propos et en servir de démonstration vivante.
La Ministre affirme ensuite l’enjeu stratégique que constitue le logiciel libre pour la compétitivité de nos industries, toutes branches confondues :
“le modèle du logiciel libre est au cœur d’enjeux stratégiques pour l’industrie numérique et, plus largement, pour l’ensemble des branches industrielles. En particulier, ce modèle a montré sa capacité à remettre en cause certaines positions dominantes d’éditeurs propriétaires, souvent à l’origine de situations de dépendance technologique. Ainsi, sur certains marchés, le modèle du logiciel libre peut permettre à l’industrie européenne de regagner des positions de premier plan, notamment dans le domaine des logiciels d’infrastructure, des logiciels embarqués, des outils de gestion de contenus ou encore des environnements de développement.”
Sur le sujet de la R&D, Mme Pellerin note : “Le soutien à la recherche et au développement (R&D) est également un élément clé du développement du secteur du logiciel libre. Le ministre veillera à ce que cette dimension soit prise en compte dans les différents programmes de soutien à la R&D industrielle ciblés sur le logiciel.” Il nous semble crucial que les éléments propres au logiciels libre (licences, communautés de développement…) soient pris en compte à tous les stades du cycle de vie des projets concernés, aussi bien au moment de leur évaluation que de leur suivi opérationnel par les financeurs.
Le GTLL s’est également donné, suivant une demande du Ministère du Redressement Productif dans le cadre de la “Politique des Pôles 3.0”, trois grands défis:
– La qualité logicielle
– L’After PC (cloud, tablettes, smartphones, objets communicants)
– Le déluge des données (Big Data, Open Data, DataViz et Intelligence des données)