Tails 7

Tails 7.0 arrive avec Debian 13, GNOME 48 et un démarrage plus rapide

Tails, le système d’exploitation libre et open source conçu pour protéger l’anonymat et contourner la censure, vient de franchir une nouvelle étape avec la sortie de sa version 7.0. Cet OS portable qui repose sur le réseau Tor s’appuie désormais sur Debian 13 “Trixie” et l’environnement de bureau GNOME 48 “Bengaluru”, tout en apportant une série d’améliorations significatives.

Tails – acronyme de The Amnesic Incognito Live System – est un Linux qui s’exécute depuis une clé USB ou un DVD, sans laisser de traces sur l’ordinateur hôte. Il est utilisé par les journalistes, les défenseurs des droits humains et toutes celles et ceux qui veulent reprendre le contrôle de leur vie numérique. Basé sur Debian, il intègre par défaut le navigateur Tor, des outils de chiffrement et des logiciels de communication sécurisée.

La version 7.0 vient de sortir, quelques semaines après l’édition 6.19.

Des nouveautés sous le capot

La migration vers Debian 13 apporte un socle logiciel plus moderne, notamment le noyau Linux 6.12, qui améliore le support matériel des cartes graphiques, du Wi-Fi et des périphériques récents. Côté interface, GNOME 48 introduit un nouveau gestionnaire de console (GNOME Console remplace Terminal), un visionneur d’images plus moderne (Loupe), ainsi que des paramètres repensés pour l’accessibilité, le son ou l’énergie, y compris une option inédite pour préserver la santé de la batterie.

L’équipe de Tails met également en avant un démarrage plus rapide de 10 à 15 secondes grâce au passage de la compression xz à zstd pour les images ISO et USB. Attention cependant : sur des clés USB de mauvaise qualité, le gain peut se transformer en ralentissement. Le conseil est simple : privilégier du matériel fiable, acheté dans une chaîne de distribution solide, afin d’éviter les contrefaçons.

Les applications intégrées reçoivent toutes une cure de jouvence. Le navigateur Tor passe en version 14.5.7, Thunderbird en 128.14 ESR, KeePassXC en 2.7.10, Inkscape en 1.4, GIMP en 3.0.4 ou encore Audacity en 3.7.3. Des outils spécifiques comme OnionShare (partage de fichiers anonyme), Electrum (portefeuille Bitcoin) ou Kleopatra (gestion de clés GPG) sont aussi mis à jour, renforçant la dimension sécuritaire de l’ensemble.

Certaines suppressions sont à noter, comme le menu « Places », le paquet unar ou encore aircrack-ng, qui reste installable à la main via le système Additional Software. L’accent est mis sur une base plus légère, plus cohérente, sans rogner sur la sécurité.

Tails 7.0 demande désormais 3 Go de RAM minimum (contre 2 Go auparavant). Une notification avertira les utilisateurs qui tentent de démarrer sur une machine trop limitée.

Ce choix reflète l’évolution des besoins logiciels et garantit une expérience fluide, notamment lors de l’utilisation simultanée de Tor, Thunderbird et d’outils de chiffrement.

Télécharger Tails 7.0

Comme toujours, Tails peut être installé sur une clé USB via les instructions officielles, depuis Windows, macOS ou Linux. Les images ISO et USB sont disponibles en téléchargement direct, avec la possibilité d’actualiser une installation existante. Les utilisateurs qui souhaitent conserver leur Persistent Storage devront réaliser une mise à jour manuelle depuis Tails 7.0~rc1 ou rc2.

Le changelog complet est disponible pour les plus curieux ou les plus geek d’entre nous.

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