Atos et le CEA viennent d’inaugurer une chaire industrielle, co-financée par l’Agence nationale de la recherche (ANR), dans le but de développer la recherche et l’innovation en information quantique.

Portée par Daniel Estève (membre de l’Académie des sciences, est le responsable du groupe Quantronique au SPEC), la chaire industrielle, baptisée « Nasniq » (Nouvelle architecture de spins nucléaires pour l’information quantique), a pour ambition de «contribuer à développer l’ordinateur quantique, susceptible de révolutionner le traitement de l’information dans les années à venir et de faire face à l’explosion des données entraînée par le Big Data et l’Internet des Objets.»
Daniel Estève et le groupe « Quantronique » du Service de physique de l’état condensé (Spec, CEA-CNRS, Paris-Saclay) sont pionniers dans la connaissance et la maitrise de l’information quantique. Le groupe est à l’origine du circuit dit de la boîte à paires de Cooper qui a conduit aux bits quantiques supraconducteurs actuellement utilisés.
Des algorithmes quantiques ont ainsi été implémentés dans des processeurs élémentaires utilisant la version « transmon » développée à Yale. Cette équipe a aussi introduit les systèmes hybrides à base de bits quantiques supraconducteurs et de centres colorés dans le diamant combinant le traitement et le stockage de l’information quantique.
Aujourd’hui, les travaux du groupe portent sur des systèmes hybrides combinant des circuits supraconducteurs et des systèmes quantiques plus microscopiques et donc plus cohérents quantiquement : des spins électroniques et nucléaires de défauts cristallins.
L’équipe a notamment couplé des bits quantiques supraconducteurs et des centres colorés du diamant, combinant ainsi traitement et stockage de l’information quantique.


