Valve a fini par le faire : dix ans après l’échec de la première génération, la Steam Machine revient, et cette fois elle repose sur des fondations solides — SteamOS, le système développé par Valve sur base d’Arch Linux, devenu un pilier du succès du Steam Deck. L’annonce s’accompagne d’un nouveau Steam Controller, d’un casque VR baptisé Steam Frame, et confirme que Valve a désormais une stratégie matérielle cohérente, assumée… et résolument ouverte.
Dix ans après l’échec cuisant de la première génération de Steam Machines, Valve revient à la charge. Cette fois, la firme de Bellevue mise sur une base technologique bien plus solide : un Steam Deck qui cartonne, une communauté Linux florissante et une version de SteamOS enfin mature.
Dans une courte vidéo de présentation publiée sur YouTube, Valve a dévoilé trois nouveaux produits qui compléteront la famille Steam début 2026 : un nouveau Steam Controller, un casque VR sans fil nommé Steam Frame, et surtout… une nouvelle Steam Machine, un véritable PC de salon pensé pour incarner SteamOS dans votre living-room.
Contrairement à la première vague de 2015, Valve ne délègue plus l’essentiel du matériel à des partenaires tiers. La firme propose à présent sa propre machine, bien intégrée à l’écosystème Steam, et fonctionnant sous SteamOS 3, le système d’exploitation maison construit sur Arch Linux et utilisant KDE Plasma comme bureau. Autrement dit : une machine ouverte, hackable, modifiable — comme le Steam Deck — mais taillée pour le jeu sur grand écran. Vous pourrez d’ailleurs y installer le système d’exploitation de votre choix.

Valve promet une machine silencieuse, efficace et surtout cohérente avec l’écosystème Steam actuel. Sous le capot, on retrouve un processeur AMD Zen 4 (6 cœurs, 12 threads jusqu’à 4,8 GHz), une puce graphique RDNA3 dotée de 8 Go de VRAM, 16 Go de RAM DDR5, et jusqu’à 2 To de stockage NVMe. L’ensemble vise un objectif simple : faire tourner toute votre bibliothèque Steam dans votre salon, sans compromis.
SteamOS a fait un bond technologique considérable depuis une décennie. Grâce à la combinaison Proton + Mesa + Arch Linux, la compatibilité Windows est aujourd’hui très large, ce qui change totalement la donne. Là où les Steam Machines de 2015 avaient “pas assez de jeux”, celles de 2026 devraient en avoir… quasiment trop.

Aux côtés de la Steam Machine, Valve a dévoilé le Steam Frame, un casque VR sans fil destiné à diffuser toute votre bibliothèque Steam, VR et non-VR, grâce à une puce Snapdragon 8 Gen 3, un écran de 2160 × 2160 pixels par œil, un rafraîchissement allant jusqu’à 144 Hz, ainsi qu’une connectivité Wi-Fi 7. Là encore, l’appareil tourne sous SteamOS, preuve que Valve mise désormais sur un OS unifié pour tous ses appareils.
Un nouveau Steam Controller vient remplacer celui de 2015, avec des sticks magnétiques, des moteurs haptiques et un design plus traditionnel que la version précédente. Le but : offrir une manette PC complète, pensée pour SteamOS et Big Picture.
L’écosystème SteamOS s’agrandit
Ces trois appareils partagent une caractéristique fondamentale : ce sont des plates-formes ouvertes. Valve répète que ses machines restent hackables, réinstallables et totalement modifiables. Les utilisateurs pourront donc installer d’autres distributions Linux, voire Windows, même si SteamOS restera le cœur de l’expérience.
Pour Valve, la Steam Machine version 2026 n’est pas une console fermée façon PlayStation ou Xbox : c’est un mini-PC basé sur SteamOS (Arch Linux), pensé pour démocratiser le jeu sur Linux dans les salons. Et cette fois, tout l’écosystème est aligné : l’expérience Steam Deck, le support massif de Proton, l’amélioration continue de Linux côté pilotes AMD et du noyau, et un catalogue de jeux compatible plus large que jamais.
Les précommandes devraient s’ouvrir début 2026, dans les mêmes régions que le Steam Deck (dont l’Europe et le Canada). Valve promet davantage d’informations sur les prix après le Nouvel An. Un peu de patience.
Une alternative à l’Apple TV ou à Google TV ?
Non, en tout cas pas encore. Même si la Steam Machine tourne sur SteamOS — un système Linux ouvert qui permet d’installer un navigateur ou même Kodi — elle n’est pas pensée comme une box multimédia. Contrairement à Google TV ou Apple TV, elle ne propose pas d’applications officielles pour Netflix, Canal+ ou Disney+. C’est d’abord une console de jeu basée sur Linux, capable d’être détournée pour le streaming, mais sans offrir l’expérience d’une plateforme TV classique (Samsung, LG, Philips, Xiaomi, etc.) ou une « box » de type Apple TV, Shield TV ou Google TV.
