Annonce officielle de la Linux Foundation pour la création de l'Agentic AI Foundation (AAIF), mentionnant les contributions de projets clés comme MCP, goose, et AGENTS.md.

Fin de la guerre froide ? OpenAI, Google et Anthropic s’unissent pour créer le « standard ultime » des agents IA (spoiler : il est open source)

C’est l’image qu’on ne pensait pas voir en 2025. Alors qu’ils se livrent une bataille commerciale sans merci, les géants OpenAI, Google, Anthropic et Microsoft viennent de signer une trêve historique. Ce 9 décembre, à San Francisco, ils ont annoncé la création de l’Agentic AI Foundation (AAIF) sous l’égide neutre de la Fondation Linux. 

Le but de cette Ligue des Gentlemen Extraordinaires ? Empêcher que le futur de l’IA autonome (les fameux « agents » qui travaillent à votre place) ne devienne une tour de Babel ingérable. Pour la première fois, ces mastodontes acceptent de partager leurs jouets les plus précieux pour créer une infrastructure commune, transparente et open source.

Les trois « joyaux de la couronne » offerts à la communauté

Cette fondation ne part pas d’une feuille blanche. Pour sceller cette alliance, sous l’égide de la Fondation Linux, trois acteurs majeurs ont fait don de leurs technologies phares à l’open source :

  1. Le « tuyau universel » (MCP) offert par Anthropic : lancé il y a un an, le Model Context Protocol est déjà devenu le standard de facto pour connecter une IA à vos données et outils. C’est grâce à lui que Claude ou ChatGPT peuvent lire vos fichiers ou exécuter du code. Anthropic l’offre définitivement à la fondation pour qu’il reste neutre.

  2. Le « cerveau local » (goose) offert par Block : l’entreprise de Jack Dorsey apporte goose, un framework open source qui permet de faire tourner des agents directement sur votre machine (« local-first »). C’est la garantie que l’IA autonome ne sera pas uniquement une affaire de cloud géant.

  3. Le « mode d’emploi » (AGENTS.md) offert par OpenAI : c’est un peu la surprise du chef. OpenAI donne AGENTS.md, un standard simple qui agit comme un fichier « Lisez-moi » pour les robots. Il permet d’expliquer à un agent codeur comment se comporter dans un projet spécifique, une norme déjà adoptée par 60 000 projets open source.

Pourquoi c’est un (petit) séisme technologique

Jim Zemlin, le patron de la Fondation Linux, résume parfaitement l’enjeu : « Nous voyons l’IA entrer dans une nouvelle phase, passant des systèmes conversationnels (chatbots) à des agents autonomes capables de travailler ensemble ». Concrètement, sans cette standardisation, votre agent Google n’aurait jamais pu parler à votre agent Microsoft ou exécuter une tâche sur un outil codé pour Claude. L’AAIF veut éviter ce cauchemar de compatibilité. Objectif : l’interopérabilité.

La liste des membres « Platinum » donne le vertige : Amazon Web Services, Anthropic, Block, Bloomberg, Cloudflare, Google, Microsoft et OpenAI. Vous l’aurez compris et traduit par vous-même : même les rivaux dans le cloud et la cybersécurité sont là. Dernier détail, l’AAIF (Agentic AI Foundation) dispose de son propre site web.

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