Apple, Google too big to fail ?

Voici un tableau des 10 premières capitalisations boursières en 2007 :

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Vous savez lire comme moi, pas de Google ni d’Apple dans la liste. Microsoft est bien là par contre. Le passage de témoin s’est fait en octobre 2012 où Google dépasse alors Microsoft. On mesure le chemin parcouru par les deux firmes en l’espace de sept années.

Devant la puissance financière de ses deux firmes, peut-on encore croire qu’il soit possible de changer la situation ? J’en doute. Nous autres libristes restons confinés à notre « niche » attendant la catastrophe planétaire qui seule pourrait les faire vaciller. Parce qu’à ce jour, ces deux firmes sont désormais « too big to fail ». Même un échec prendrait des années pour mettre à mal leurs comptes de résultats et leur trésorerie.

J’ai cru un moment que Microsoft allait connaître une longue fin et s’étioler. Aujourd’hui, malgré l’accident Windows 8, la chute n’est pas pour demain. J’aurais même tendance à dire que Microsoft remonte la pente avec Office365 qui est en train de se développer en entreprise à la vitesse grand V.

Et c’est sans compter avec l’arrivée d’une offre gratuite grand public de ses Office Web Apps : sa suite bureautique web appauvri en fonction, mais largement suffisante pour les besoins de Mme Michu. Finalement Microsoft aura fait le chemin de l’entreprise au grand public sur le cloud, alors que Google a suivi le sens inverse. Le combat de l’environnement collaboratif dans le cloud est lancé entre les deux géants et il va être terrible…

D’un coup avec mon bric-à-brac libre je me sens un peu comme un extraterrestre dans le monde du numérique de 2014 et j’ai du mal à voir d’où va venir le changement.

Philippe SCOFFONI

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