mains tenant une carte électronique arduino uno q allumée avec un motif de cœur en led bleues sur un bureau de travail.

Arduino : l’acte de foi open source après le rachat par Qualcomm

Le scepticisme peut parfois être le meilleur moteur de la transparence. Le 8 janvier 2026, Fabio Volante, PDG d’Arduino, a joint les actes à la parole en orchestrant une publication massive de dépôts de code sur GitHub. Cette offensive technique vise à prouver que l’ADN open source de la plateforme italienne restera intact, malgré son acquisition par Qualcomm en octobre 2025.

Pour répondre aux inquiétudes nées du rachat et des récentes mises à jour des conditions d’utilisation, Arduino a libéré des ressources critiques :

  • La pile logicielle complète de la nouvelle carte Arduino UNO Q fonctionnant sous Linux.

  • Les ressources matérielles et logicielles pour le dispositif IoT Nesso N1.

  • Les bibliothèques de capteurs Modulino.

  • Plus de 200 correctifs directement contribués au projet Zephyr.

Dans une interview accordée en décembre au magazine Computing, Fabio Volante a été catégorique : « Nous publierons tout en open source ». Selon lui, les restrictions de rétro-ingénierie qui avaient inquiété Adafruit et les communautés de makers en novembre ne concernent que les applications cloud propriétaires et non le matériel ou les services open source historiques.

Qualcomm : une stratégie de « transformation » par la communauté

L’intégration d’Arduino au sein du portefeuille « Edge Computing » de Qualcomm (aux côtés de Foundries.io et Edge Impulse) ne semble pas annoncer une fermeture du système. Au contraire, Qualcomm cherche à capter l’énergie des 33 millions de développeurs d’Arduino pour s’adapter à un modèle de développement piloté par la communauté.

La carte Arduino UNO Q, qui associe un microcontrôleur classique au processeur Dragonwing QRB2210 de Qualcomm, est le premier symbole de cette union. Elle offre aux makers les ressources nécessaires pour l’informatique en périphérie optimisée par l’IA, tout en conservant une compatibilité avec les fournisseurs de puces concurrents comme STMicroelectronics ou Microchip.

Pour Arduino, ce partenariat représente une montée en puissance technologique sans précédent, tandis que pour Qualcomm, il s’agit d’apprendre à collaborer avec un écosystème ouvert pour façonner sa stratégie dans l’IA embarquée.

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