Les Cloud Native Days France le 3 février 2026 auront un fort accent open source

L’époque où les conférences tech n’étaient que des prétextes au réseautage commercial semble révolue, du moins pour la communauté Cloud Native. Le 3 février 2026, le CENTQUATRE-PARIS accueillera la seconde édition des Cloud Native Days France (ex-KCD France), un événement qui s’annonce comme le baromètre technique de l’année pour les ingénieurs SRE, les architectes et les décideurs IT. Avec plus de 2 000 participants attendus, cette édition confirme une tendance lourde : l’infrastructure moderne ne se conçoit plus sans une brique majeure d’open source et de partage communautaire.

Organisé bénévolement par des figures de l’écosystème, l’événement s’éloigne des discours marketing pour se concentrer sur le code et l’architecture. La programmation s’articule autour de quatre volets techniques couvrant l’ensemble du spectre DevOps : de l’expérience développeur (DX) aux opérations pures, en passant par les défis émergents de l’IA et des données (data) à grande échelle. Une approche pragmatique qui séduit autant les acteurs du secteur privé que les institutions publiques.

Une vitrine technique pour la souveraineté numérique

Le point d’orgue de cette journée résidera sans doute dans la conférence d’ouverture qui donne le vertige par la diversité des enjeux abordés. Jérôme Petazzoni, co-créateur de Docker et figure tutélaire de la conteneurisation, animera cette session plénière. L’attention se portera particulièrement sur l’intervention de Ricardo Rocha, responsable de l’infrastructure du CERN. Il y détaillera comment l’organisation gère un flux de 10 pétaoctets par seconde pour la mise à niveau du LHC, en s’appuyant sur une scalabilité cloud native dopée à l’intelligence artificielle.

La surprise vient aussi du secteur public. La DINUM et la DGFIP profiteront de l’événement pour officialiser le socle Kubernetes open source destiné au Cloud de l’État. C’est un signal fort pour la souveraineté numérique : l’administration française ne se contente plus de consommer du cloud, elle structure ses propres briques sur des standards ouverts. Cette dynamique sera appuyée par la présence du TOSIT et de partenaires français de premier plan comme Scaleway, Numspot ou Outscale, démontrant que l’écosystème local dispose de la maturité nécessaire pour soutenir des charges critiques.

Les retours d’expérience (REX) formeront l’ossature de la journée, avec des interventions très attendues des équipes techniques de Mistral AI, SNCF, INSEE ou encore Renault. Pour ceux qui ne pourront pas se déplacer, un flux live sera assuré par Xavki, garantissant l’accès à ces connaissances techniques.

Inscription déjà possible

La billetterie est d’ores et déjà ouverte, avec un tarif Early Bird fixé à 119 € jusqu’au 2 février, avant de passer au tarif standard.

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