De l’état des lieux de l’Internet selon Akamai
Au classement mondial des 10 principaux pays qui se démarquent en raison de leur nombre d’adresses IP uniques connectées à l’Akamai Intelligent Platform au cours du trimestre, l’Italie réalise la plus grande progression trimestrielle avec 9,2 % – et 24 % de plus par rapport au premier trimestre 2011 – soit plus de 16 millions d’adresses IP. Le Royaume-Uni enregistre une croissance annuelle impressionnante : + 17 % par rapport à l’année précédente à la même période.
Quatre pays européens rejoignent la liste des 10 : l’Allemagne (4e place), le Royaume-Uni (5e place), la France (6e place) et l’Italie (9e place).
Après le lancement de l’IPv6 en juin 2012, de nombreuses entreprises ont basculé de manière permanente leurs réseaux sous ce protocole, de fait Akamai prévoit une forte augmentation du nombre de connexions en IPv6 sur sa plate-forme. Une tendance qui sera également portée par les fournisseurs d’accès à Internet qui déploieront la connectivité en IPv6 native pour leurs abonnés.
Attaques de trafic et principaux ports visés
Akamai dispose d’un réseau d’agents sur le Net afin de suivre les attaques de trafic. En s’appuyant sur les données collectées par ces agents, Akamai parvient à identifier les principaux pays à l’origine des attaques, ainsi que les principaux ports ciblés.
Responsable de 16 % des attaques de trafic au cours du premier trimestre 2012, la Chine a conservé la première place dans ce domaine, suivie par les États-Unis et la Russie qui occupent respectivement les 2e et 3e places du classement et qui représentent 18 % des attaques observées.
Le nombre total d’attaques de trafic regroupées par région révèle qu’environ 35 % des attaques ont été générées par l’Europe, avec l’Allemagne qui se positionne à la 10e place du classement mondial des 10 principaux pays à l’origine de ce type d’attaques, responsable d’un peu moins de 2 % des attaques observées.
Après un examen de la concentration d’attaques de trafic sur les 10 ports les plus ciblés, Akamai a mis en évidence que le port 445 (Microsoft-DS) était le port le plus attaqué, visé par 42 % des attaques observées. En Allemagne, le port 80 (HTTP) est arrivé en deuxième position, une indication probable sur l’intention des pirates de détecter la présence d’applications Web comportant des vulnérabilités connues en vue de les exploiter et d’en prendre le contrôle ou d’installer des logiciels malveillants.
Vitesses moyennes de connexion
Sur le plan des vitesses moyennes de connexion dans le monde, l’ensemble des pays de la liste des 10 a enregistré des évolutions positives d’une année sur l’autre. De très fortes augmentations ont été observées en Suisse, en Irlande et en Finlande : ces 3 pays ont atteint des vitesses de connexion moyennes de 30 % supérieure à celles enregistrées au premier trimestre de l’année 2011.
En tout, 6 pays européens intègrent le classement mondial qui met à l’honneur les 10 meilleurs.
Après avoir terminé l’année 2011 en tant que pays de la zone EMEA possédant la meilleure vitesse de connexion moyenne, les Pays-Bas (4e place) arrivent à nouveau en tête avec une vitesse de connexion moyenne de 8,8 Mbit/s, suivis de la Suisse (6e place), de l’Irlande (7e place), de la République tchèque (8e place), de la Belgique (9e place) et de la Finlande (10e place).
Au cours du premier trimestre 2012, 11 pays de la zone ont enregistré une amélioration d’au moins 10 % de leurs vitesses de connexion moyennes : la France (+20 %), le Danemark (+20 %), l’Allemagne (+13 %), la Pologne (+18 %) et l’Espagne (+16 %).
Vitesses de connexions mobiles
L’Allemagne apparaît comme le fournisseur de téléphonie mobile proposant la vitesse de connexion moyenne la plus rapide, avec à peine moins de 6 Mbit/s. Sur l’ensemble des opérateurs de téléphonie mobile étudiés, cinq avaient une vitesse de connexion moyenne supérieure à 4 Mbit/s. 65 opérateurs de téléphonie mobile offraient une vitesse de connexion moyenne supérieure à 1 Mbit/s. Seuls 3 fournisseurs avaient des vitesses de connexion moyennes inférieures à 500 kbit/s.
On aurait aimé disposer de chiffres concernant les plateformes et systèmes d’exploitation utilisés (fixes, mobiles).