La version 3.2.2 de GIMP vient de sortir. Si l’équipe de développement parle modestement d’une « micro-release » destinée à corriger les plâtres de la branche 3.2, le contenu de cette mise à jour s’avère crucial pour quiconque utilise l’outil professionnellement. Entre sauvetage de calques et gain de performance, voici ce qu’il faut retenir.
C’était l’ombre au tableau de la version 3.2.0 : dans certaines conditions, notamment lors de l’utilisation de filtres comme l’Ombre Portée (Drop Shadow), les calques intégrés à des groupes cessaient tout simplement d’être rendus à l’écran. Si les données n’étaient pas perdues, l’expérience utilisateur était, selon les mots de l’équipe, « évidemment peu pratique ».
Grâce à l’intervention de Jehan, le développeur principal, ce problème d’affichage est désormais de l’histoire ancienne. Selon les notes de sortie, GIMP 3.2.2 garantit que vos compositions complexes restent visibles, peu importe l’empilement de filtres non-destructifs que vous utilisez.
UX et Interface : de petits détails qui changent la vie
GIMP continue d’affiner son interface (UI) en écoutant les retours de sa communauté. Plusieurs améliorations notables font leur apparition dans cette version :
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Précision pour les Pixel Artists : La fonction « Calculer les couleurs uniques » dans le dock Histogramme respecte désormais la sélection active. Un gain de temps précieux pour ceux qui ont besoin de comptes de couleurs extrêmement précis sur une zone spécifique.
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Rotation intelligente : Lors de l’ouverture d’une image contenant des métadonnées de rotation, il est désormais possible de cliquer directement sur l’aperçu de l’image souhaitée pour choisir l’orientation, en plus des boutons classiques.
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Navigation au clavier : Les boutons de sélection de ressources (polices, brosses, dégradés) supportent enfin les mnémoniques (Alt + lettre soulignée) pour une utilisation sans souris.
Une cure de minceur et de vitesse sur Windows
C’est une décision historique qui porte ses fruits : GIMP abandonne officiellement les builds Windows 32 bits. Cette simplification de l’architecture a permis de réduire la taille de l’installateur de plus de 100 MiB. En plus d’être plus léger, le logiciel se lance et s’exécute désormais plus rapidement sur les systèmes modernes.
Côté macOS, un effort de modernisation massif est en cours pour automatiser le processus de build, soutenu par les dons de la communauté. L’objectif est clair : offrir une parité parfaite entre les différentes plateformes avec des mises à jour plus fréquentes.
En résumé : une version de transition indispensable
| Domaine | Amélioration clé |
| Cœur | Correction du rendu des groupes de calques filtrés. |
| Vecteurs | Amélioration du support des calques vectoriels et de l’import SVG. |
| Plug-ins | Support accru pour PSD (multicanal) et Paintshop Pro. |
| Poids | Installateur Windows réduit de 100 MiB. |
L’équipe se tourne désormais vers GIMP 3.4, promettant l’arrivée de nouvelles fonctionnalités « fantaisistes » (de l’aveu-même des développeurs)… une fois que cette phase de stabilisation sera achevée.

