L’APRIL sur le Rapport Lescure et les DRM

Le rapport Lescure aborde de nombreux sujets et l’un des points centraux est l’extension à l’Internet des pouvoirs du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Celui-ci serait notamment chargé de la « régulation de l’offre légale » et de la mise en oeuvre d’une nouvelle version de la riposte graduée (à la place de l’actuelle Hadopi). Lire à ce sujet la réaction de La Quadrature du Net.

Pour l’APRIL, certaines mesures du rapport montrent de « bonnes intentions comme l’incitation au développement des standards ouverts ou à l’usage des licences libres ». La fiche A-14 « mesures techniques de protection , interopérabilité et copie privée » signale notamment que le recours aux DRM fait l’objet « de contestations récurrentes de la part des consommateurs » et que ceux-ci « peuvent dans certains cas constituer une entorse aux droits des usagers ».

Cependant, le rapport Lescure propose de confier au CSA le rôle de régulateur des DRM en élargissant légèrement ses missions.
« S’il était encore nécessaire de le démontrer, le récent exemple de la saisine de l’Hadopi par VideoLAN, exemple d’ailleurs cité par la mission Lescure, montre le non sens de la régulation des DRM par une autorité de type Hadopi ou CSA. La seule solution est la mise en place d’un réel droit à l’interopérabilité pour tous. Nous espérons que le législateur saura saisir l’occasion de mettre en place un tel droit et d’abroger toute disposition législative contraire, comme la loi DADVSI » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l’April.

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