Polémique en France autour du catalogue de logiciels recommandés aux administrations : il semble présenter comme libres des logiciels qui ne le sont pas. Vive réaction de l’APRIL et d’Acteurs Publics.

Cet article – réservé aux abonnés – a mis le feu aux poudres : en France, la DSI de l’État a mis en ligne un catalogue de solutions informatiques recommandées aux acteurs publics en fonction de « critères d’écoconception, de sécurité, de transparence ou encore d’accessibilité aux personnes handicapées« . Problème : « l’évaluation de ces solutions ne repose toutefois que sur les déclarations des éditeurs« .
Certains logiciels libres ne le sont pas, confirme l’APRIL dans un communiqué publié ce lundi, ce qui l’amène à une question : « la DINUM sait-elle ce dont il s’agit exactement, quand elle parle d’opensource ?« .
Quelques exemples :
« REMOcRA est sous licence CC BY-NC-SA qui n’est pas une licence de logiciel libre. D’ailleurs, 17 solutions étaient présentées comme libres lors de la publication de l’article d’Acteur Publics. Ce lundi, il n’y en a plus que 15. La solution Mon Service Mairie a été passée dans la catégorie « Solution propriétaire basée sur des briques opensource » et la solution Calenco dans la catégorie « Solution propriétaire ». »
« Il n’est pas sérieux de s’aventurer dans la publication d’un tel catalogue au moment même où le Premier ministre signe une circulaire annonçant une mission logiciel libre« , prévient le communiqué.

