Carte de l'Europe indiquant les emplacements des datacenters Edge de nLighten

Infrastructures : la preuve qu’un cloud public peut rester souverain

Exécuter des charges de travail critiques sur le cloud public sans céder le contrôle de ses clés ni de ses données ? Oui, c’est possible. Dans le cadre d’une preuve de concept (PoC) menée entre le datacenter edge de nLighten à Genève et un géant mondial de l’hyperscale, la plateforme européenne et Arqit Quantum ont démontré la viabilité d’un modèle hybride physiquement souverain.

Cette approche apporte une réponse concrète aux contraintes d’arbitrage des secteurs hautement régulés (finance, santé, secteur public) : exploiter l’élasticité et les capacités de calcul d’intelligence artificielle du cloud public, tout en garantissant un ancrage strict au sein d’infrastructures européennes exploitées sous droit local.

Calcul confidentiel, PQC et datacenter edge

Plutôt que de se reposer sur des garanties contractuelles ou des offres dites souveraines commercialisées par les hyperscalers eux-mêmes, la démonstration s’appuie sur une isolation matérielle et cryptographique native. L’ancrage physique européen est assuré directement depuis le site de nLighten à Genève, garantissant un hébergement auditable et soumis aux juridictions locales. C’est à partir de ce socle que les contrôles cryptographiques et les données sensibles restent gouvernés.

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Pour protéger les données pendant leur traitement (data-in-use) sur l’infrastructure cloud distante, le PoC s’appuie sur Intel TDX (Trust Domain Extensions). Cette technologie de calcul confidentiel isole les machines virtuelles et les conteneurs au niveau matériel face aux administrateurs cloud et aux charges voisines. Enfin, la plateforme SKA-Platform développée par Arqit déploie un chiffrement résistant à la menace quantique (PQC) pour sécuriser les flux d’échange contre les attaques de type « harvest now, decrypt later » (collecter aujourd’hui pour déchiffrer demain).

Des garanties matérielles face aux exigences de conformité

Cette troisième voie privilégie les verrous techniques aux simples engagements juridiques. L’administrateur du cloud public ne peut à aucun moment accéder aux données en clair, tandis que la clé de chiffrement reste sous le contrôle exclusif de l’organisation dans l’infrastructure souveraine. Cette démonstration technique s’inscrit dans un calendrier réglementaire marqué par le durcissement des exigences européennes, notamment via le EU Cloud Sovereignty Framework, NIS2 et DORA.

À la suite du succès de cette phase pilote genevoise, nLighten prévoit de déployer ce modèle sur l’ensemble de son réseau, qui compte plus de 30 datacenters edge répartis dans sept pays européens. Une évolution structurante pour les organisations désireuses de concilier puissance de calcul globale et souveraineté absolue.

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