La sécurité est un enjeu fondamental pour de nombreux acteurs. La lecture d’un excellent article de George Lawton sur LeMagIT nous a inspiré à créer une forme de « mode d’emploi » décrivant les méthodes et bonnes pratiques à appliquer afin d’appréhender l’open source en toute sécurité.
L‘Open source est le partage du code source de logiciels soumis à certaines licences et obligations. Par définition, cette pratique implique donc le partage et la création de nouvelles données. Initialement, l’utilisation de systèmes libres garantissait un certain avantage structurel en termes de sécurité.
Néanmoins, l’open source, comme tout autre logiciel, n’est pas à l’abri de certaines menaces. Ainsi, cette problématique exige la mise en place de règles adéquates afin d’agir en sécurité. Les utilisateurs de ce type de logiciels doivent donc mettre en place une politique de sécurité, de contrôle et de maintenance détaillée, de manière efficace tout au long de l’exploitation de l’open source.
Mode d’emploi
Comment faire ? Réponse en 4 étapes
Étape 1 : Préciser les usages et utilisations
En premier lieu, il est essentiel de comprendre et d’analyser toutes les pratiques exercées sur les logiciels. La méthode la plus efficace consiste à réaliser une cartographie détaillée incorporant les missions, les développements, les flux de données, en résumé, toutes les actions menées sur ces logiciels. Cela permet d’appréhender au mieux ce qui se passe sur ces systèmes.
Étape 2 : Sécuriser le partage des données
La sécurité prend tout son sens dans cette partie : il faut mettre en sécurité les données transmises et échangées à travers ces logiciels libres. Pour cela, il est nécessaire d’exercer un contrôle constant et méticuleux sur les flux et les types de données partagés.
Étape 3 : Définir les rôles des parties prenantes
En lien avec l’étape 1, il est indispensable de compléter cette cartographie des usages avec la définition spécifique des responsabilités de chaque intervenant dans le processus de modifications, de partage, de création des logiciels open source. Une définition claire sur les rôles de chacun permet une meilleure maîtrise des outils.
Étape 4 : Suivre les évolutions des logiciels
Exercer un bon contrôle de sécurité requiert également la prise en compte des évolutions des bibliothèques, des composants, du développement des techniques, ainsi que des avancées en termes d’usage. Cette stratégie doit aussi considérer le cycle de vie du logiciel, depuis sa création, en passant par son exploitation, jusqu’à sa suppression. Chaque étape de croissance doit rigoureusement être maîtrisée et vérifiée.
Ainsi, tous ces points contribuent à protéger la propriété intellectuelle et à sécuriser l’utilisation de ces logiciels, accordant une importance primordiale à la conformité des pratiques. Finalement, l’élaboration de cette stratégie implique simplement de mettre en forme les choix et décisions des individus sur de nouveaux composants, qu’ils soient libres ou non. Par ailleurs, ces bonnes pratiques demandent, bien évidemment, du temps et un travail minutieux. C’est pourquoi certaines organisations décident aujourd’hui d’étudier les possibilités afin d’automatiser ce processus.
Nous vous conseillons la lecture de l’article du MagIT qui nous a inspiré.
