OpenTofu logo alternative à Terraform (open source)

OpenTofu fête son premier anniversaire : voici la version 1.9

Après son lancement en 2024 pour répondre au changement de licence de Terraform — passant de la MPLv2 à une Business Source License — OpenTofu célèbre aujourd’hui son premier anniversaire avec la sortie de la version 1.9.

Souvenez-vous : dès la 1.0, ce projet s’est positionné comme l’alternative open source à Terraform, sous une gouvernance neutre et ouverte. Un an plus tard, la communauté ne cesse de s’agrandir, affichant des statistiques de téléchargement et de contributions en nette hausse. La version 1.9 marque une étape clé dans ce développement, en proposant à la fois une amélioration de l’expérience utilisateur et un coup d’accélérateur à ses performances.

C’est quoi OpenTofu ?

OpenTofu est un outil d’infrastructure-as-code (IaC) qui permet de provisionner et de gérer ses ressources sur diverses plateformes cloud et on-premise, via des fichiers de configuration. Il propose une syntaxe et des fonctionnalités très proches de ce que Terraform offrait avant son changement de licence, à la différence qu’OpenTofu reste intégralement open source. Soutenu par une communauté grandissante, il se donne pour mission de conserver un écosystème totalement libre, avec des providers et des modules mis à jour en permanence, sans restrictions d’usage.

La croissance des téléchargements (près de 1,5 million sur la version 1.8) atteste de ce succès, tout comme les 5 000 téléchargements déjà enregistrés sur la 1.9 en pré-release.

Projet open source, OpenTofu est distribué sous MPL 2.0 (Mozilla Public License, version 2.0). C’est l’une des différences majeures avec Terraform, qui a migré vers une licence plus restrictive (BSL).

Version 1.9 : quoi de neuf ?

Dans cette édition majeure, OpenTofu 1.9 introduit plusieurs avancées notables. En premier lieu, le “provider for_each” facilite la création simultanée de multiples ressources, par exemple pour déployer des environnements multi-zones ou multi-régions. On note également l’apparition du flag -exclude, qui permet d’ignorer certaines ressources ou certaines configurations lors d’un plan ou d’une exécution.

Des améliorations ont été apportées à la logique d’évaluation précoce, aux backends (AzureRM et HTTP), ainsi qu’à la cryptographie. Côté performances, l’équipe annonce un gain substantiel grâce à l’optimisation du code. De nouvelles options en ligne de commande font aussi leur apparition, complétant ainsi l’expérience utilisateur.

En ligne avec sa politique de support, la sortie de la 1.9 met un terme à la maintenance de la branche 1.6, qui ne recevra plus de correctifs de sécurité. Les utilisateurs sont donc encouragés à migrer vers les versions 1.7 ou supérieures.

Et demain ?

OpenTofu ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après l’ajout de provider iteration, l’équipe planche déjà sur l’arrivée d’un OCI provider registry, et invite la communauté à réagir aux propositions d’évolution via des RFC dédiées. Le planning de la prochaine version (1.10) est disponible sur GitHub, révélant d’autres fonctionnalités attendues.

Cette feuille de route s’inscrit dans la dynamique globale d’OpenTofu, qui cherche à consolider son statut de solution IaC entièrement open source. Parmi les chantiers en cours, on retrouve OpenTofu Search (actuellement en bêta), capable d’indexer les documentations de plusieurs milliers de providers et modules. L’équipe collabore aussi avec JetBrains et la communauté VS Code pour améliorer l’intégration IDE de l’outil, offrant autocomplétion et fonctionnalités avancées.

 

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