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Prism: vos données plus sûres à Roubaix ou dans la Silicon Valley?

En collaboration avec Silicon-Valley.fr

Dans un épisode de la série « Person of Interest », le personnage Finch déclare que le gouvernement américain a créé Facebook pour que les utilisateurs alimentent eux-mêmes de gigantesques bases de données sur leur vie privée. La réalité a peut-être dépassé la fiction.

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Résumé de la situation par Olivier Ertzscheid, sur le blog Affordance.info: « La NSA surveille Google, Facebook et les autres. Google, Facebook et les autres nous surveillent. Nous savons vaguement que nous sommes potentiellement surveillés. Mais nous ne surveillons pas pour autant l’ensemble de nos interactions & conversations en ligne. »

Jusqu’à Prism, vous n’auriez peut-être jamais pensé retirer vos données personnelles de serveurs situés aux Etats-Unis: vos courriels sur Gmail, vos photos sur Skydrive, vos statuts Facebook, vos tweets et même vos appels via Skype. L’air de rien, les révélations d’Edward Snowden ont alerté les utilisateurs sur les risques d’héberger leurs données sur des serveurs localisés aux Etats-Unis. Tout bénéfice pour les éditeurs européens, bien décidés à profiter de leur insoumission à l’agence de sécurité américaine, la NSA.

Mobilisation dans l’Hexagone autour des champions locaux. Les données françaises doivent rester en France, semble indiquer la Ministre Fleur Pellerin (voir notre interview).  «L’affaire Prism, si elle est avérée, rend pertinent de localiser les data centers et des serveurs sur le territoire national afin de mieux garantir la sécurité des données. Nous prenons, peut-être un peu tard, conscience de la nécessité  d’être moins dépendants des infrastructures, des plateformes ou des points d’accès à Internet autres qu’européens.»

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Pas un hasard si OBM est l’une des principales solutions groupware de l’Administration française. La suite, éditée par le groupe LINAGORA, est utilisée par de grands groupes publics et privés en France, mais également par les milieux universitaires.  Son PDG, Alexandre Zapolsky, rappelle volontiers qu’«OBM a une empreinte unique sur le marché français. C’est la seule solution réellement Open Source capable d’offrir une alternative industrielle aux solutions de communication propriétaires.»

Et c’est loin d’être le seul exemple: Hubic, lancé par la société OVH Telecom, s’avance comme un nuage à la Dropbox entièrement géré en à Roubaix, dans le Nord. L’air de rien, il est aujourd’hui le troisième hébergeur mondial, avec plus de 145.000 serveurs et 700.000 clients.

A Bruxelles aussi, certains se frottent les mains et rassurent les abonnés payants d’un service en ligne. «La plupart de demandes viennent de professionnels qui veulent s’informer sur la localisation de nos serveurs», souligne Patrick De Schutter, co-fondateur de la suite bureautique ContactOffice (un groupware d’origine belge concurrent d’Outlook, Zimbra et Google Apps). «D’autres demandes ont trait aux procédures en cas de demande d’information de la part d’instances officielles, ainsi qu’à nos politiques de sauvegarde et de sécurité. A toutes ces questions, nous leur répondons que les données de nos clients sont hébergées dans un centre de données en Belgique. Nous contrôlons entièrement nos serveurs : aucun sous-traitant n’a accès à nos infrastructures. Les autorités n’y ont pas davantage accès : elles doivent nous solliciter pour obtenir des données de nos clients. Nous ne les transmettons que si nous recevons un ordre signé du juge compétent.»

– Lire l’article sur Silicon-Valley.fr dans son intégralité

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Cedric GODART

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