Illustration 2D de Tux, le pingouin mascotte de Linux, assis de face. Il a un ventre blanc arrondi, un plumage noir, un bec et des pieds jaune orangé. Le fond est un dégradé beige et orange.

Joyeux anniversaire, Tux ! Le pingouin le plus célèbre (et le plus repu) du Web vient de fêter ses 30 ans

Le 9 mai 1996, Linus Torvalds envoyait un e-mail à la liste de diffusion linux-kernel qui allait changer à jamais l’identité visuelle de l’informatique. Non, ce n’était pas une mise à jour technique révolutionnaire, mais le portrait-robot d’une mascotte : un pingouin « légèrement bedonnant », assis avec un air de satisfaction absolue. Trente ans plus tard, Tux est toujours là, immuable, alors que le monde du logiciel a été bouleversé mille fois.

Pourquoi un pingouin ? Si Linus Torvalds lui-même avoue que c’est un mystère, la légende (et sa femme, Tove) raconte que tout a commencé en 1993 au zoo de Canberra, en Australie. Un petit pingouin « féérique » y aurait mordu le doigt du créateur de Linux, transmettant, selon la plaisanterie interne, une sorte de « pingouinite » obsessionnelle.

En 1996, alors que les développeurs s’écharpaient pour savoir si Linux devait être représenté par un requin ou un aigle, Linus trancha avec un cahier des charges créatif resté célèbre :

« Pensez « pouf ». Imaginez un pingouin qui vient de se gaver de harengs jusqu’à ras bord et qui s’installe pour digérer. Les enfants doivent voir l’image et s’écrier : « Oh, le joli pingouin, je parie qu’il est bien rempli de poissons ! » »

Créé avec GIMP, baptisé par la communauté

C’est le programmeur Larry Ewing qui donna vie à cette vision. Utilisant GIMP (l’alternative open source à Photoshop), il créa ce design tout en rondeurs. La seule condition d’utilisation imposée par Ewing était de mentionner sa paternité et l’usage de GIMP — une éthique 100 % open source.

Capture d'écran d'une fenêtre logicielle intitulée "Tux Typing". Au centre, un paysage de mer avec des icebergs et des montagnes enneigées. Tux est au premier plan. Au-dessus, les lettres du mot "NEWTONIAN" tombent, portées par des poissons verts. Le score affiche "Easy Level 0" et "5 Vies".
Apprendre à taper avec Tux : le pingouin s’est décliné dans d’innombrables logiciels et jeux.

Le nom « Tux » n’est apparu qu’un mois plus tard, en juin 1996. Si beaucoup y voient un clin d’œil au smoking (tuxedo en anglais) que semble porter l’animal, c’est en réalité l’acronyme de (T)orvalds (U)ni(X).

30 ans et pas une ride (mais beaucoup de lignes de code)

Alors que Linux approche de ses 35 ans (né en 1991), Tux a vu le noyau passer de 10 000 lignes de code à plus de 34 millions. Aujourd’hui, le petit pingouin règne sur la quasi-totalité des 500 supercalculateurs les plus puissants au monde, sur l’infrastructure cloud globale et sur plus de 3 milliards d’appareils Android.

Malgré ce succès phénoménal, Tux est resté fidèle aux vœux de son créateur : il est resté loufoque, fun et profondément humain. Comme le disait Torvalds : « Linux est censé être sérieux et performant, mais il est aussi censé être amusant. »

Trente ans plus tard, le pingouin le plus repu de l’histoire n’a toujours pas l’intention de se lever de son pouf.

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