Si la demande en intelligence artificielle ne cesse de croître, les infrastructures techniques qui la soutiennent – en particulier les centres de données – sont soumises à une pression sans précédent, selon un rapport mondial sur la décarbonation des données, qui dresse un état des lieux des enjeux économiques et environnementaux associés à cette évolution.
L’étude, commanditée par Seagte, met en lumière l’impact énergétique de l’IA sur le stockage et souligne la nécessité d’une transformation durable du secteur.
Selon les projections de Goldman Sachs, la consommation énergétique des centres de données pourrait augmenter de 165 % d’ici 2030. Cette tendance inquiète les dirigeants, dont plus de la moitié considèrent désormais la consommation d’énergie comme une priorité. Pourtant, seuls 3 % d’entre eux affirment intégrer réellement les critères environnementaux dans leurs choix d’achat. Le rapport révèle une tension croissante entre les exigences techniques, la maîtrise des coûts, et les objectifs de durabilité. Alors que la majorité des décideurs reconnaissent l’importance d’allonger le cycle de vie des équipements, peu en font une priorité opérationnelle.
Pour répondre à ces défis, le rapport recommande d’agir simultanément sur plusieurs fronts. L’extension du cycle de vie des équipements, via la réutilisation et le reconditionnement, limiterait les déchets. Une approche collaborative impliquant l’ensemble de la chaîne de valeur – fabricants, fournisseurs et opérateurs de cloud – est jugée indispensable pour espérer réduire significativement les émissions liées aux activités numériques.
Le rapport conclut que l’essor de l’IA ne pourra se faire durablement qu’en conciliant performance, sobriété énergétique et gestion responsable des ressources.


