Smartphone Linux Void Phone VX1 de FuriLabs posé sur une table en bois dans un café, affichant son logo triangulaire sur l'écran.

Void Phone VX1 : le nouveau smartphone Linux est arrivé, mais il n’est pas forcément pour vous

Le marché des smartphones Linux franchit une nouvelle étape avec le lancement du Void Phone VX1 par FuriLabs. Basé sur le modèle grand public FLX1s, ce nouvel appareil ne cherche pas à séduire le grand public, mais vise explicitement le secteur professionnel et les organisations en quête d’une souveraineté totale sur leurs données.

Le VX1 fonctionne sous FuriOS, un système d’exploitation mobile basé sur Debian. Pour assurer une transition en douceur, il intègre Waydroid, permettant de faire tourner des applications Android, et supporte la virtualisation KVM ainsi que le multi-démarrage. Sous le capot, on retrouve un chipset MediaTek Dimensity 900 (sorti en 2021), 8 Go de RAM et 128 Go de stockage. Si le matériel peut sembler « obsolète » par rapport aux fleurons actuels, l’intérêt est ailleurs : la sécurité matérielle.

Le retour des interrupteurs physiques

La véritable force du VX1 réside dans ses trois interrupteurs de confidentialité matériels. Situés sur la tranche de l’appareil, ils permettent de déconnecter physiquement :

  • Les caméras.

  • Les microphones.

  • Les connexions sans fil (Modem et GPS).

Cette approche garantit qu’aucune donnée sensible ne peut être captée ou transmise à votre insu, même si le système d’exploitation était compromis.

Une gestion de parc pour les pros (MDM)

Contrairement à ses concurrents, le Void Phone se dote de capacités de gestion des terminaux mobiles (MDM). Pour un abonnement de 2,50 $ (2,14 € environ) par mois et par appareil, les entreprises peuvent suivre leurs terminaux, effectuer des effacements à distance, gérer des listes blanches d’applications ou configurer des politiques de sécurité strictes. Notez toutefois que ces fonctionnalités MDM sont réservées aux commandes groupées de 100 unités ou plus.

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