L’Union européenne entend réguler l’IA. Une loi a été voté cette nuit dans ce sens. Ce texte intervient alors que 50 entreprises et organisations internationales viennent de créer l’AI Alliance, un projet d’IA sûre et responsable, qui s’inscrira dans le mouvement de l’innovation ouverte. De nombreux éditeurs de l’Open Source y participent.
Ne pas laisser ChatGPT et Google monopoliser le terrain, travailler partout dans le monde sur des bases ouvertes et libres, tel est le message véhiculé par la communauté internationale AI Alliance, lancée ce 5 décembre autour de Meta et IBM. Cette alliance est fondée alors que l’UE tente de réguler l’intelligence artificielle générative. Un loi a été votée cette nuit qui introduit des règles différentes pour différents niveaux de risque.
L’AI Alliance est née
L’alliance AI rassemble à la fois des développeurs, de chercheurs et des utilisateurs de technologies de pointe qui ont décidé de collaborer pour faire progresser une IA ouverte. Objectif : exploiter les progrès pour donner la priorité à la sécurité, à la diversité et stimuler l’économie.
Les travaux démarrent déjà
Il s’agira d’abord d’élaborer et de déployer des critères de référence, des normes d’évaluation, des outils et d’autres ressources permettant le développement et l’utilisation responsables des systèmes d’IA à l’échelle mondiale. L’idée est d’exploiter uniquement des modèles de fondation ouverts (open source) avec diverses modalités, y compris des modèles multilingues, multimodaux et scientifiques très performants.
Qui retrouve-t-on ?
D’un côté, des universités et des agences scientifiques, mais aussi des constructeurs de matériel et d’infrastructures.
De l’autre, des acteurs des frameworks, notamment PyTorch, Transformers, Diffusers, Kubernetes et Ray, ains que MLPerf, Hugging Face, LangChain, LlamaIndex et des outils d’IA open source.
Enfin, les créateurs de certains des modèles ouverts les plus utilisés aujourd’hui, notamment Llama2, Stable Diffusion, StarCoder, Bloom, et bien d’autres. D’AMD au Cern, de la Linux Foundation à Oracle, de Red Hat à A*STAR.

Les 50 membres fondateurs entendent travailler autour d’initiatives communes pour encourager le développement ouvert de l’IA, mais aussi organiser des événements pour explorer les cas d’usage.
Un accord européen pour réguler l’IA
La fondation de cette alliance internationale intervient alors qu’Open Source Experience est le théâtre de nombreuses annonces en matière d’IA générative libre. On connaît singulièrement le travail titanesque relevé en quelques mois par OpenLLM France et son récent modèle Claire.
Ce mardi, le Ministre Jean-Noël Barrot s’exprimait d’ailleurs dans Le Monde sur le sujet et déclarait : « La meilleure protection, c’est d’avoir des modèles européens. (…) L’Europe est la première démocratie à se doter d’un cadre législatif pour l’intelligence artificielle. ».
La nuit dernière, un accord européen a été trouvé sur la régulation l’IA de l’UE : il s’agit de la première réglementation de l’intelligence artificielle dans le monde.
La priorité affichée du Parlement Européen : veiller à ce que les systèmes d’IA utilisés dans l’UE soient « sûrs, transparents, traçables, non discriminatoires et respectueux de l’environnement ». Les systèmes d’IA devraient être supervisés par des personnes plutôt que par l’automatisation, estime-t-on dans l’UE.
