Portrait au format paysage d'un homme en costume noir assis à son bureau, se prenant la tête à deux mains et grimaçant de frustration intense face à son ordinateur portable noir ouvert. Des lunettes et un smartphone sont posés sur la table blanche.

Y en a marre 😤 : les concurrents de Microsoft unissent leurs forces et exigent la fin du forcing d’Edge sur Windows (LOL)

L’ambiance électrique qui règne autour du système d’exploitation Windows vient de franchir un nouveau cap critique. Ce mercredi 3 juin 2026, une coalition internationale d’éditeurs de navigateurs web a officiellement publié une lettre ouverte incendiaire adressée directement au PDG de Microsoft, Satya Nadella. Réunie sous la bannière de la Browser Choice Alliance, cette union sacrée accuse le géant de Redmond d’abuser de sa position ultra-dominante pour imposer son navigateur maison, Edge, au détriment de toute concurrence loyale. Oui oui oui, encore une fois !

Une fronde publique d’une violence rare, qui s’affiche même sous forme de tribune sponsorisée dans les médias internationaux sous un titre sans équivoque : « Cher Microsoft, ça suffit ».

Bon, reprenons notre sérieux un instant avant d’expliquer la situation. Voir Google Chrome (le roi du monopole sur le web) pleurer auprès des régulateurs parce que Microsoft joue les gros bras sur Windows, c’est le sommet du divertissement tech. D’ailleurs, pour les personnes qui utilisent Linux, c’est pop-corn à volonté.

Qui est la Browser Choice Alliance, cette coalition qui défie Redmond ?

Fondée en novembre 2024 par plusieurs éditeurs lassés de voir leurs parts de marché s’effriter sous les coups de boutoir des configurations de Windows, l’alliance est née pour dénoncer publiquement les méthodes de Microsoft. Mais ce qui donne aujourd’hui un poids politique inédit à ce groupement, c’est la diversité et la puissance de ses membres. On y retrouve des acteurs historiques et alternatifs (utilisant pour la plupart le moteur open source Chromium) du web comme Opera, Vivaldi, Midori, Wavebox ou Browserworks, mais surtout un allié de poids qui change radicalement la donne : Google Chrome.

Voir le navigateur le plus utilisé au monde s’associer officiellement à cette fronde montre à quel point le point de non-retour a été atteint. Pour suivre leurs actions en direct, la coalition anime également son propre compte sur Bluesky.

Ce qu’ils reprochent à Microsoft : la liste noire des pratiques anticoncurrentielles

Dans leur lettre ouverte officielle, les développeurs de l’alliance détaillent un arsenal de techniques qualifiées de « dark patterns » (Ndlr : interfaces conçues pour vous manipuler), destinées à restreindre, fausser et détourner le libre choix des utilisateurs. Les griefs sont nombreux et décrivent un harcèlement logiciel quotidien pour l’utilisateur lambda.

L’alliance pointe notamment du doigt les bannières publicitaires intrusives s’affichant lorsque l’on tente de télécharger un concurrent, l’impossibilité totale de désinstaller Edge du système, ou encore le fait que Windows ignore le choix du navigateur par défaut lors de l’ouverture de liens au sein d’Outlook ou de Teams.

Le conflit s’est encore envenimé ces derniers mois. En avril 2026, la coalition est montée au créneau pour dénoncer une fonctionnalité de test lançant automatiquement Edge au démarrage du PC, forçant l’utilisateur à effectuer une démarche active de refus plutôt qu’un consentement volontaire. À cela s’ajoutent des mises à jour système récurrentes qui réinitialisent discrètement les préférences par défaut, ou le blocage pur et simple des fonctionnalités de basculement en « un clic » pour les logiciels tiers.

Du point de vue de Microsoft, la réplique ne s’est pas fait attendre : dès janvier 2025, la vice-présidente chargée des affaires institutionnelles, Rima Alaily, affirmait que cette alliance n’était qu’une énième stratégie de l’ombre téléguidée par Google pour attaquer frontalement son rival sous un faux nez associatif.

Les solutions exigées et la pression des régulateurs mondiaux

Le basculement vers le Web agentique et les applications d’intelligence artificielle lourdes redonne aux ordinateurs personnels un rôle central pour le travail et la recherche. C’est pourquoi la Browser Choice Alliance exige l’application immédiate et mondiale de mesures de bon sens. Les éditeurs demandent à pouvoir rivaliser équitablement auprès des constructeurs informatiques pour des accords de préinstallation, la suppression définitive des alertes manipulatrices et le retour d’une option transparente permettant de changer de navigateur par défaut en un seul clic pour l’intégralité des extensions de fichiers, y compris les fichiers PDF.

L’appel de l’alliance résonne fortement auprès des autorités de régulation internationales, qui resserrent l’étau autour de la firme américaine. En mars, le Parlement européen plaidait déjà pour un environnement ouvert à la concurrence, tandis que la Commission européenne passe actuellement au crible le respect par Microsoft du règlement sur les marchés numériques (Digital Markets Act).

Plus récemment, en mai 2026, le régulateur britannique de la concurrence (CMA) a ouvert une enquête officielle sur l’écosystème logiciel de la firme, imitée par l’autorité brésilienne (CADE) qui examine de très près le programme Jumpstart de préinstallation exclusive de Microsoft. La guerre des navigateurs est officiellement relancée, et cette fois, les tribunaux pourraient bien arbitrer la fin de la récréation.

🦋 L’actualité de l’open source dans votre flux. Suivez Goodtech sur Bluesky (ou vos applications AT Protocol préférées) grâce à notre bot officiel. Suivez, partagez, abonnez-vous à @goodtech.info !

Retour en haut