nterface double de la plateforme Centaur. À gauche, sur fond noir, le logo d'un centaure blanc surmonte le texte "CENTAUR Multiplayer, self-hosted, secure agents for Slack" avec deux boutons d'appel à l'action verts et gris pour démarrer ou aller sur GitHub. À droite, l'interface sombre du logiciel Slack montre une discussion technique intitulée "Compare AI memory stocks" entre le développeur Georgios Konstantopoulos et l'application Centaur, qui rédige une analyse financière détaillée sur les puces mémoires HBM et SRAM.

Le travail en solo est dépassé : Paradigm libère Centaur pour basculer les agents IA en mode collectif

Pourquoi devrions-nous tous configurer nos assistants d’intelligence artificielle de manière isolée dans notre coin ? C’est pour briser ce modèle fragmenté que la célèbre société d’investissement (crypto) Paradigm, en collaboration avec le projet blockchain Tempo, vient enrichir l’écosystème open source. Les deux entités ont officialisé l’ouverture complète du code de Centaur, leur plateforme interne d’agents autonomes.

Distribué librement sous la très permissive licence Apache 2.0 sur le GitHub de Paradigm Centaur, l’outil se présente comme un runtime d’agents « multijoueur, auto-hébergé et hautement sécurisé ». Testé et éprouvé en interne depuis le début de l’année pour piloter des flux de travail complexes (recherche en investissement, ingénierie logicielle, support client), Centaur est conçu pour intégrer un agent IA partagé directement au cœur de l’infrastructure de communication des entreprises.

Un espace de travail « multijoueur » et isolé dans Slack

Au quotidien, l’intérêt de Centaur réside dans sa fusion native avec Slack et sa capacité à gérer l’intelligence collective. Georgios Konstantopoulos, directeur technique de Paradigm, décrit la solution comme le moyen le plus rapide de démultiplier la productivité d’une équipe grâce à une approche unifiée.

L’architecture logicielle repose sur un principe simple : un fil de discussion Slack équivaut à une session d’agent totalement isolée. Dès qu’un utilisateur interpelle Centaur dans un canal, le système déploie un conteneur sandbox via Kubernetes. À l’intérieur de ce bac à sable s’exécute un environnement Linux complet (embarquant Node.js, Python, Rust et Git) capable de faire tourner le harnais IA de votre choix (Amp, Claude Code, etc.). L’agent peut ainsi cloner un dépôt, compiler du code et exécuter des tests de manière autonome.

L’évolutivité de la plateforme est pensée pour les développeurs. Il suffit de déposer une classe Python dans le dossier dédié pour qu’une nouvelle clé d’API soit accessible à tous, ou d’ajouter un fichier SKILL.md pour enseigner instantanément une nouvelle compétence ou un guide de style à l’ensemble des agents de l’organisation. En fin de journée, le système analyse ses propres logs pour s’auto-améliorer en continu.

Une architecture Apache 2.0 sans état axée sur la sécurité des secrets

Le principal verrou à l’adoption des agents IA en entreprise reste la sécurité informatique : comment laisser un agent autonome manipuler des outils payants ou des bases de données sans exposer les clés d’accès de l’organisation ? L’équipe de neuf ingénieurs derrière Centaur a résolu ce problème par un isolement strict des privilèges, détaillé dans leur manifeste technique « Open Sourcing Centaur ».

Comme l’illustre le diagramme officiel du projet, tous les composants d’infrastructure sont strictement sans état (stateless), la persistance des données étant déléguée à une base de données PostgreSQL. Ce choix technique garantit que le système peut subir des redémarrages ou des crashs serveurs sans jamais perdre le fil d’une tâche de longue durée.

Diagramme de flux technique intitulé "How it works" sur fond gris clair. Les icônes Slack "Workspace" et "Slackbot" déclenchent un enregistrement de fil de discussion vers un bloc vert "API (control engine & durable workflows)", connecté à une base de données "Postgres". L'API orchestre la création d'un bloc "Sandbox (harness, skills & custom tooling)" via Kubernetes. La Sandbox communique vers l'extérieur via un bloc orange "Proxy (built on iron.sh)", qui valide les accès de sécurité auprès d'un bloc vert "1Password for org secrets".
Une étanchéité absolue : l’architecture de Centaur isole l’exécution de l’IA des clés de sécurité de l’entreprise.

Pour la gestion des identifiants, Centaur n’expose jamais les clés secrètes brutes à l’environnement de l’IA. Les requêtes transitent par un proxy d’isolation (bâti sur iron.sh) qui s’authentifie directement auprès de coffres-forts d’entreprise comme 1Password. L’agent peut ainsi utiliser des jetons d’accès dynamiques pour exécuter sa mission pendant des heures sans avoir conscience des clés maîtresses.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Centaur Run.

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