Dans une lettre ouverte publiée le 21 avril dernier, l’éditeur Perplexity s’exprime librement sur les conséquences du procès qui oppose actuellement Google au Département de la Justice américain. Pour cette entreprise californienne, ce procès soulève un enjeu fondamental : la liberté de choix pour les consommateurs comme pour les constructeurs de smartphones. Une lecture à retrouver ici.
Alors que le gouvernement américain accuse Google d’avoir imposé illégalement ses applications par défaut sur Android, Perplexity souligne que les contrats passés avec les fabricants de téléphones et les opérateurs mobiles ont longtemps empêché toute alternative crédible. Par exemple, pour avoir accès au Play Store, les constructeurs étaient contraints de préinstaller tout un ensemble d’apps Google, parfois « indésinstallables ». Résultat : même sur un système (au départ) open source comme Android, l’utilisateur n’a souvent aucune idée qu’il pourrait choisir autre chose.
Dans sa lettre, Perplexity AI ne demande pas un démantèlement de Google. L’entreprise plaide simplement pour un environnement où les solutions alternatives peuvent coexister sur un pied d’égalité. Pour que les utilisateurs puissent comparer et décider eux-mêmes. Comme le résume leur position : « We’re not a competitor. We’re a choice. » (Ndr: « Nous ne sommes pas un concurrent, mais un choix).
Cette vision du web rejoint l’approche adoptée par Perplexity dans le développement de ses outils. En plus de son moteur de recherche enrichi par l’IA, la société a récemment lancé R1 1776, une version open source et non censurée de son modèle d’IA, confirmant son engagement en faveur d’un numérique plus ouvert, plus accessible et plus transparent.
Aujourd’hui, Perplexity se positionne comme une alternative à Google, mais pas une ennemie. « Nos applications peuvent vivre sur les mêmes appareils. Le choix, c’est ça. » Perplexity remplit désormais le double rôle d’assistant d’écriture et de moteur de recherche/réponse de nouvelle génération, combinant IA, pertinence contextuelle et fiabilité des sources.
En définitive, la position de Perplexity dans ce procès n’est pas technologique, mais démocratique : un bon produit mérite sa place sur l’écran, pas parce qu’il paie pour y être, mais parce qu’il apporte de la valeur. Et si demain un concurrent, y compris Google, propose mieux ? Tant mieux. C’est précisément ça, le progrès.
