La Linux Foundation, dans son dernier rapport, met en lumière le rôle crucial des solutions open source pour surmonter les défis de l’interopérabilité des données de santé. Voici ce qu’il faut en retenir et comment la télécharger.
En raison de la complexité et de la réglementation stricte du secteur, l’échange de données de santé reste limité par des systèmes cloisonnés et propriétaires. Ce problème freine l’innovation et la collaboration mondiale dans le domaine.
L’étude complète et son infographie sont disponibles en téléchargement gratuit sur le site de la Linux Foundation : télécharger l’étude.
Un secteur à la croisée des chemins
Le secteur de la santé se caractérise par sa complexité, sa prudence face aux risques, et une multitude d’acteurs aux intérêts variés. Les données de santé sont souvent isolées dans des systèmes qui ne communiquent pas entre eux, freinant l’échange de données essentielles.
Pour répondre à ces défis, des initiatives comme l’European Health Data Space et le Trusted Exchange Framework & Common Agreement visent à favoriser l’interopérabilité des données.
L’open source, une solution sous-estimée
Malgré des idées reçues sur le manque de support technique et juridique, ou sur l’absence de viabilité commerciale, les solutions open source se révèlent être des atouts majeurs dans le secteur de la santé. Elles permettent notamment de :
- Renforcer l’équité en santé grâce à un accès élargi aux outils numériques.
- Réduire les risques liés à l’innovation grâce à des approches collaboratives.
- Libérer les acteurs du verrouillage fournisseur (vendor lock-in).
Des exemples illustrent ce potentiel :
- DHIS2, utilisé pour la gestion des données dans plus de 100 pays.
- SORMAS, un outil de surveillance des épidémies adopté dans plus de 15 pays.
L’IA comme catalyseur
L’intelligence artificielle joue un rôle clé en exploitant de grandes quantités de données pour améliorer les soins. Cependant, elle nécessite des infrastructures d’échange de données robustes et interopérables. L’open source est idéalement positionné pour répondre à ces besoins grâce à sa flexibilité et son agilité.
Vers une architecture « précompétitive »
Une architecture numérique de santé basée sur l’open source standardiserait les composants, rendant les applications portables, durables et interopérables. Cela nécessiterait de :
- Séparer les données des applications.
- Adopter des standards sémantiques pour les données, centrés sur le patient.
- Créer un stockage de données commun, ouvert et accessible.
La collaboration, clé de la réussite
Pour maximiser l’impact de l’open source, il est essentiel d’établir une fondation neutre qui servirait de centre de gravité. Cet espace favoriserait la collaboration, l’apprentissage et la standardisation au sein du secteur, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités pour les solutions numériques de santé.


